Un témoignage poignant. Une auditrice nous parle de sa sœur, âgée de 75 ans et vivant à La Possession. Privée d’eau courante chez elle, elle est obligée de se rendre à la Ravine à Malheur pour en récupérer.

Sa sœur raconte le cœur brisé cette situation inacceptable pour une personne de son âge, et lance un appel à l’aide.

La Ville de La Possession agit avec responsabilité et solidarité

« Aujourd’hui instrumentalisé politiquement dans un contexte de campagne électorale où les coups bas se multiplient, l’enjeu de l’eau est devenu stratégique. Sujet sensible par excellence, parce qu’il touche aux conditions de vie des citoyens, des promesses de solutions techniques miraculeuses et faciles sont avancées, se révélant dans les faits irréalistes et juridiquement douteuses.

Face aux enjeux d’égalité, de sécurité et de dignité pour tous les habitants, la Ville de La Possession, en partenariat avec le Territoire de l’Ouest et l’État, poursuit son engagement pour garantir un accès à l’eau potable, dans le respect du cadre légal et des capacités budgétaires.

Consciente des difficultés rencontrées par certaines familles vivant dans des zones non réglementaires, la municipalité a toujours privilégié le dialogue et l’accompagnement. Des solutions alternatives ont été proposées, notamment le relogement, lorsque cela s’avère nécessaire, dans des zones équipées disposant d’un accès aux services publics essentiels. Toutefois, certaines familles choisissent de rester dans des conditions précaires malgré les propositions d’accompagnement.

Dans un souci d’équité envers l’ensemble des usagers — rappelons que 99 % des habitants vivent dans des zones équipées et financent les infrastructures via leur facture d’eau — la Ville ne peut encourager le développement de zones de non-droit. Le maire, en tant qu’autorité responsable, est tenu de respecter un cadre juridique strict engageant sa responsabilité pénale. Il est également important de rappeler que le maire ne décide pas seul : depuis 2020, la compétence en matière d’eau potable a été transférée à l’intercommunalité du Territoire de l’Ouest, chargée de définir une stratégie cohérente et homogène à l’échelle des cinq communes membres, tandis que pour les zones à risques, le rôle de l’État est obligatoire et essentiel.

Dans l’attente des résultats du nouveau schéma directeur d’eau potable, qui inclura une étude sociale approfondie du territoire, la Ville expérimente une solution inédite : l’installation de fontaines d’eau potable à proximité des secteurs en difficulté. Cette réponse innovante et temporaire, évaluée à environ 15 000 euros par borne, permet de répondre à l’urgence tout en respectant les règles d’urbanisme et de santé publique.

Cette initiative témoigne de la volonté de la collectivité de ne pas abandonner les familles en situation précaire, tout en préservant l’équité entre les usagers et la soutenabilité financière des investissements. Les travaux d’extension des réseaux d’eau potable nécessitent en effet des montants conséquents et doivent être programmés avec rigueur, en tenant compte des ressources disponibles.

Le schéma directeur en cours de réalisation par le Territoire de l’Ouest permettra de cartographier les besoins du territoire, de prioriser les investissements et de flécher les budgets nécessaires. L’objectif est clair : garantir un accès durable à l’eau potable pour tous, dans le respect des principes républicains d’égalité, de solidarité et de responsabilité. Tourner la page des retards d’investissement et des aménagements de complaisance du passé exige un effort constant et une vision réfléchie. Depuis 2014, la Ville a déjà investi 7 millions d’euros sur les réseaux de Sainte-Thérèse et Pichette, environ 4 millions d’euros sur Ravine à Malheur avec Eaux de La Possession, tandis que le Territoire de l’Ouest prévoit 20 millions d’euros sur la chaîne de Dos d’Âne et 18 millions d’euros sur l’usine de potabilisation de Pichette.

À La Possession, l’accès à l’eau potable pour tous avance à grands pas. »