43 623 euros. C’est la somme que réclame la CAF à une mère de famille. Son crime présumé ? Ne pas avoir déclaré la situation professionnelle de son fils… en 2002. Le problème : son fils avait alors 13 ans et était au collège, donc impossible qu’il travaille. Malgré toutes ses démarches et preuves fournies, la CAF maintient sa position.

 

Cette situation n’est pas isolée. À La Réunion, une autre famille vit depuis dix mois sans aucune aide : allocations familiales, prime d’activité, allocation logement… rien. Tout a commencé par une erreur administrative, aggravée par la scolarité à domicile des enfants. Résultat : six enfants à charge, un travail pour survivre, un dossier contrôlé et validé deux fois et zéro ressource venant des institutions.

« Dix mois sans CAF, six enfants. » Une famille à bout malgré le travail

 

Ces histoires révèlent un problème structurel : des familles déjà fragiles, parfois sous le seuil de pauvreté, sont broyées par des erreurs ou des rigidités administratives. La machine bureaucratique semble parfois oublier que derrière chaque dossier,

il y a des vies en jeu.

Pour ce qui est de la mère qui se voit réclamer 43 623 euros, il existe un cadre légal sur la rétroactivité des demandes de remboursement : la CAF ne peut généralement réclamer que jusqu’à deux ans en arrière pour une erreur ou omission involontaire, et jusqu’à cinq ans si elle estime qu’il y a fraude ou fausse déclaration volontaire. La situation de cette mère soulève donc de nombreuses questions sur la légalité et le sens de ces réclamations…

Si vous avez des conseils pour elle et d’autres familles dans la même situation, contacter notre antenne au 0262 99 12 00.