Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté, ce mardi à 18h30(21h30 heure Réunion) depuis l’hôtel de Matignon, les grandes orientations du budget 2026, avec l’objectif affiché de parvenir à un compromis politique tout en respectant la trajectoire de réduction du déficit public.

Une hausse de la prime d’activité pour trois millions de ménages

Parmi les annonces majeures figure l’augmentation de la prime d’activité, qui concernera environ trois millions de ménages. Les bénéficiaires, principalement des travailleurs rémunérés au Smic ou légèrement au-dessus, verront cette aide progresser d’environ 50 euros par mois en moyenne.

Cette mesure vise à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs modestes, dans un contexte de tensions persistantes sur le coût de la vie.

Aucune hausse de la fiscalité pour les ménages

Le Premier ministre a tenu à se montrer ferme sur un point : aucune augmentation d’impôt ne pèsera sur les ménages, ni directe ni indirecte.
Le barème de l’impôt sur le revenu sera revalorisé afin de neutraliser les effets de l’inflation, évitant ainsi toute hausse dissimulée de la pression fiscale.

Il a également confirmé qu’aucune réforme défavorable ne concernera :
• les allocations personnalisées au logement (APL) ;
• les personnes en situation de handicap ;
• l’abattement fiscal accordé aux retraités.

Logement et éducation : des moyens supplémentaires

Face à la crise du logement, le gouvernement prévoit une augmentation de 400 millions d’euros des moyens alloués aux bailleurs sociaux, afin de soutenir la construction et la rénovation du parc social.

Dans le secteur éducatif, 2 000 postes supplémentaires seront créés dans l’Éducation nationale, notamment pour améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Par ailleurs, le dispositif MaPrimeRénov’ est confirmé pour l’année 2026.

Un budget présenté comme « responsable »

Sébastien Lecornu a reconnu sa déception face aux blocages politiques rencontrés lors des discussions budgétaires, tout en affirmant sa volonté de poursuivre une méthode fondée sur le dialogue. Le budget proposé vise à ramener le déficit public à 5 % du PIB, contre 5,3 % initialement envisagés.

Le chef du gouvernement affirme ainsi vouloir concilier rigueur budgétaire, justice sociale et stabilité fiscale, dans un contexte économique et politique particulièrement contraint.

https://www.facebook.com/gouvernement.fr/videos/715335908323543