Quinze Réunionnais sur 52 ultramarins ont reçu, ce vendredi 23 janvier, le prix « Talents de l’Outre-Mer » du C.A.S.O.D.O.M à Paris pour leur parcours d’excellence dans des secteurs de pointe. Par ordre de passage, selon les catégories professionnelles : Gaëlle Belem, Ziyad Amodjee, Quentin Palama, Fréderic Sautron, Xavier Ah-Kit, François Appavoupoullé, Thibaud Rivière, Samuel Chan-Ashing, Stéphanie Parassouramanaïk Accama, Christophe Augustin, Alexandra Bègue, Esteban Decline, Guillaume Hoarau, Clément Payet, Anne Laure Morel.

Yola Minatchy (au centre) entourée de Georges Dorion et de Jean-Claude Saffache.
Les récipiendaires

Fondé en 2005 par l’énarque martiniquais Georges Dorion afin de récompenser les parcours d’excellence des ultramarins, le prix « Talent de l’Outre-Mer », marque protégée juridiquement à l’INPI, a fêté ses 20 ans à la prestigieuse Faculté de médecine de Paris construite à l’initiative de Louis XV. Ce 23 janvier a eu lieu la solennelle cérémonie de remise des prix des « Talents de l’Outre-Mer » promotion 2025, en présence de Monsieur le préfet Olivier Jacob, conseiller Outre-Mer du président de la République à l’Elysée, de Madame la préfète Anne-Gaelle Baudoin, directrice générale des Outre-Mer au Ministère des Outre-Mer, de Madame Miryana Hemadi, vice- présidente en charge des ressources humaines et financières de l’Université de Paris Cité, de divers sénateurs, députés, élus dont Samia Badat (élue du 16ème arrondissement de Paris), représentant le Département de la Réunion.

Les 52 nouveaux Talents primés rejoignent l’association « Le Réseau des Talents de l’Outre- Mer », présidée par la réunionnaise Yola Minatchy, avocate au barreau de Bruxelles, artiste plasticienne, première lauréate réunionnaise à recevoir le prix « Talent de l’Outre-Mer » en 2005 pour son parcours. Yola Minatchy qui, depuis 20 ans se consacre à cette cause de la valorisation de la compétence des jeunes de l’Outre-Mer. Ce sont donc les 20 ans du prix Talent de l’Outre-Mer mais aussi les 20 ans d’un engagement au service de cette cause.
Le Réseau des Talents de l’Outre-Mer, composé désormais de 428 Talents de l’Outre-Mer, dans tous les secteurs d’activités, mène des actions de solidarité sur terre, en mer, dans les airs et dans l’espace en faveur du bien commun, les Talents étant représentés dans tous les secteurs d’activités. Il s’agit aussi d’une force de proposition en faveur du développement des Outre-Mer et de l’avancement des ultramarins.

« Assurer la visibilité des Talents et les ériger en modèle à suivre pour notre jeunesse »

Jean-Claude Saffache, président actuel du C.A.S.O.D.O.M, a déclaré dans son allocution d’ouverture : « pour notre association le C.A.S.O.D.O.M, dont la vocation première est d’ordre social, il s’agissait de sélectionner tous les deux ans les parcours d’exception des  Ultramarins, dans leurs territoires, en Hexagone et à travers le monde, dans tous les domaines où se manifeste l’intelligence humaine. L’objectif était non seulement d’assurer de la visibilité à ces Talents au cours d’une cérémonie médiatisée et d’envergure nationale, mais surtout de les ériger en modèles pour la jeunesse. Il s’agissait aussi de donner à nos concitoyens une image positive des Outre-mer, tout en inspirant de la fierté à leurs ressortissants ».

Frédéric Sautron (au centre), sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse auprès du Préfet de la Réunion entourée de Catherine Edwige (à sa droite) et de Yola Minatchy.
Yola Minatchy avec les représentants du Département de la Réunion

La Réunionnaise Yola Minatchy, présidente du Réseau des Talents de l’Outre-Mer, 1 ère vice-présidente du C.A.S.O.D.O.M, a rappelé dans son discours la difficulté pour les Talents de l’Outre-Mer d’être recrutés dans les territoires ultramarins. 70% d’entre eux étaient expatriés à l’étranger en 2005 faute de n’avoir pu obtenir de postes à la hauteur de leurs compétences dans leurs territoires, et aujourd’hui 20 ans après, 55% des Talents travaillent toujours sur la scène internationale souvent dans des secteurs de pointe aux Etats-Unis, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe.
Face à cette configuration éclatée, Yola Minatchy s’est rendue dans les métropoles mondiales et a crée des antennes de son association, comme des prolongements des territoires ultramarins en incitant les Talents à créer du lien, de l’impact en Outre-Mer. Le Réseau des Talents de l’Outre-Mer compte aujourd’hui 20 antennes dans le monde et aussi dans les territoires. La Réunionnaise a inauguré la dernière antenne à Mayotte en 2024.

Appel à l’engagement citoyen et à l’unité du genre humain

Yola Minatchy a incité dans son discours d’ouverture à l’engagement de chacun. Elle a insisté sur le rôle de chaque génération à orienter le cours de l’histoire, le devoir de faire sa part, notamment dans ce contexte de basculement civilisationnel.

« Que vous puissiez avoir à cœur de vous engager avec encore plus d’acuité que vous ne l’êtes déjà dans notre société afin de construire un monde meilleur, dans le respect de nos valeurs républicaines, sans communautarisme à tout crin, toujours vers l’unité du genre humain, dans notre France une et indivisible. L’engagement bénévole au quotidien sur des décennies nous ne le faisons pas parce que c’est facile, mais parce-que c’est utile à notre société. Et notre Outre-Mer a tant besoin de l’engagement de tous face à ses plaies économiques et sociales encore ouvertes. C’est pourquoi, je vous souhaite d’identifier ce dont nos territoires ont le plus besoin. Et inventez-le, financez-le si possible. Lorsque le patriotisme est économique, il devient un acte de souveraineté ». Elle a ajouté qu’il était urgent de restaurer le sens du civisme et d’enseigner un nouvel humanisme «  en replaçant le vivant, l’humain, le bien-être, la santé au centre des préoccupations politiques. »

Les lauréats réunionnais de la promotion 2025 sont :

  • Gaëlle Belem, écrivaine et professeur de collège; 
  • Ziyad Amodjee, docteur en physique quantique, élève à l’INSP, ancien ENA; 
  • Quentin Palama, double master en affaires publiques et histoire de la pensée politique;
  •  Frédéric Sautron, sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse auprès du Préfet de la Réunion; 
  • Xavier Ah-Kit, médecin hospitalier; François Appavoupoullé, praticien hospitalier en psychiatrie; Thibaud Rivière, double master en biologie santé et éducation, doctorant en biologie cellulaire; Samuel Chan-Ashing, ancien elève de l’Ecole normale supérieure de Rennes, agrégé de mathématiques, doctorant en mathématiques; 
  • Stéphanie Parassouramanaïk Accama, maîtresse de conférences en droit public à l’Université des Antilles; 
  • Christophe Augustin, ingénieur responsable de la signalisation ferroviaire à la SNCF; 
  • Alexandra Bègue, double master en business management et industries créatives, leader tech en RD et Innovation chez SAP; 
  • Esteban Decline, ingénieur de recherche dans une entreprise de conception de systèmes spatiaux; 
  • Guillaume Hoarau, directeur général de la SCIC « Alvéoles », construction durable en milieux tropicaux;
  •  Clément Payet, ingénieur agronome de AgroParisTech et master de l’Ecole d’Urbanisme de Paris, responsable dans une entreprise de production d’énergie solaire
  •  et Anne Laure Morel, docteure en chimie physique des matériaux, habilitée à diriger des recherches, master en management de l’ENSP Europe, présidente de sa société spécialisée en nanotechnologie verte et directrice scientifique d’un laboratoire scientifique.
Yola Minatchy et le Dr François Appavoupoullé, praticien hospitalier en psychiatrie

Georges Dorion a confié à Yola Minatchy la mission de fédérer et gérer tous les Talents de l’Outre-Mer primés par le C.A.S.O.D.O.M depuis 2005 en une association distincte. La présidente Yola Minatchy mène dans cette association Le Réseau des Talents de l’Outre- Mer des actions de solidarité au service de l’Outre-Mer et du bien commun. Par exemple : des actions de sensibilisation, d’information, d’accompagnement concernant les enjeux majeurs du développement dans les territoires ultramarins en apportant aux décideurs politiques et économiques des solutions concrètes, lors de déjeuners ou dîners-débats, de symposiums, de conférences, de tables rondes. Lors d’un événement le 7 juillet dernier au Sénat, Yola Minatchy a proposé des alternatives afin de réformer l’habitat ultramarin afin de les adapter au changement climatique; Des actions de solidarité intergénérationnelle sur le terrain dans les Outre-Mer vis-à-vis de la jeunesse ou des personnes âgées : opération de mentorat, opération les Talents dans leurs écoles, opération de soutien aux plus démunis, telles que distribution de matériels scolaires, de livres, de nourriture, de produits de première nécessité notamment lors de la journée
internationale pour l’élimination de la pauvreté, chaque 17 octobre. Et enfin des actions en matière d’éco-responsabilité, de protection de l’environnement, telles que le nettoyage des Océans, la reforestation de l’Amazonie, etc.

Les 15 Talents de la Réunion

Gaëlle Belem, écrivaine et professeur de collège, 41 ans

Issue d’un milieu modeste éloigné de la littérature, et sans bénéficier d’appuis ou de réseaux, elle est devenue une écrivaine reconnue, la seule Réunionnaise publiée chez Gallimard, avec trois publications : « Un monstre est là », « Le fruit le plus rare ou la vie d’Edmond Albius », et « Sud sauvage ». Cette diplômée d’un Master d’Histoire montre aux jeunes qu’il est possible de concrétiser ses rêves, même ceux qui paraissent les plus inaccessibles.
Ziyad Amodjee, docteur en physique quantique, élève àl’INSP (ex ENA), 34 ans

Après son Bac S à la Réunion, il fait d’abord un brillant cursus, en passant le concours très sélectif d’entrée à l’École normale supérieure de Lyon où il obtient son Master de physique quantique. Il continue à Paris Saclay où, tout en assurant des missions d’enseignement, il passe un doctorat en Physique quantique. Engagé comme Chercheur Chef de projet au CNRS, il veut ensuite mettre ses compétences au service des politiques publiques, et passe le concours spécial d’entrée à l’INSEP (ex ENA) réservé aux Docteurs d’État. Il en sortira en 2027.

Quentin Palama, double master en affaires publiques et histoire de la pensée politique, 25 ans

D’origine très modeste, il a financé toutes ses études grâce à des bourses, des petits boulots et un prêt Étudiant. Après son Bac scientifique, il parvient à passer le concours commun d’accès à Sciences Po. A force de ténacité, il parvient à finaliser son Master en Affaires publiques, puis est admis sur dossier à un Master de philosophie publique à l’École normale supérieure de Lyon qu’il parvient à finaliser en 2025. Il a toujours eu une forte sensibilité pour les problématiques des Outre-mer, comme le montre le thème de son Master 2 de l’ENS de Lyon, portant sur les « réparations ».

Fréderic Sautron, sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse auprès du Préfet de la Réunion, 48 ans

Master 2 de Droit public, Diplôme d’Etat-major de la gendarmerie. Un très bel exemple d’ascension sociale. Issu d’une famille aux revenus modeste de Saint-Benoî, et faute de moyens financiers pour entreprendre des études supérieures, il s’engage dans la Gendarmerie, dont il gravit les échelons à force de ténacité, tout en passant un Master 2 de Droit public. Après 20 ans dans l’Armée, y compris dans des postes opérationnels en opérations extérieures, il intègre le corps préfectoral en exerçant divers postes de Sous-Préfet en Outre-mer, avant d’être nommé en cette qualité auprès du Préfet de la Réunion comme Chargé de la cohésion sociale.

Xavier Ah-Kit, médecin hospitalier, 38 ans

Un bel exemple d’Ultramarin issu de famille modeste ayant tout fait pour revenir au pays. Contre l’avis de ses Professeurs voulant le dissuader de faire des études scientifiques, il passe le concours commun de la filière de médecine, mais son rang de classement l’oriente vers la section maïeutique conduisant au diplôme de Sage-femme, ce qui ne le décourage pas. Après avoir exercé pendant un an à la Réunion, il repasse le concours de médecine avec succès, puis part à Bordeaux où il obtient son diplôme de médecine, puis son diplôme d’études spécialisées en gynécologie obstétrique. Il persévère dans sa volonté de revenir au pays jusqu’à obtenir son affectation comme praticien hospitalier au CHU de la Réunion.

François Appavoupoullé, praticien hospitalier en psychiatrie, 41 ans

Après avoir obtenu son doctorat en Psychiatrie à Bordeaux, il revient à la Réunion où il se fait remarquer par ses capacités managériales, outre ses compétences médicales. S’inscrivant résolument dans les projets de modernisation portés par sa direction, il devient le Chef du EPSM-R, Etablissement Public de Santé Mentale de La Réunion,  en y faisant preuve d’un management efficient pour lutter contre les difficultés récurrentes de l’hôpital psychiatrique. La reconnaissance de ses capacités managériales l’amène à être élu par ses pairs comme Président de la Commission médicale d’établissement (CME), élément clé de la gouvernance, il est renouvelé pour un 2éme mandat de 4 ans ; pendant sa présidence, son établissement obtient le prix de l’attractivité médicale 2023, le seul des Outre-mer dans ce cas. Le modèle de management qu’il a mis en œuvre étant devenu une référence au niveau national, il est appelé à intégrer le Bureau de la Conférence des Présidents de CME depuis 2021 et il nourrit l’ambition d’en devenir le Président

Thibaud Rivière, double master en biologie santé et éducation, doctorant en biologie cellulaire, 34 ans

Atteint d’une maladie rare (la mucoviscidose), qui l’oblige à adapter son suivi médical lors de chacun de ses déplacements, il a pu développer son cursus scientifique à force de courage, d’opiniâtreté et de résilience. Après avoir obtenu son Master en biologie et son CAPES, il part à Munich pour entamer une thèse de doctorat en biologie à l’Université réputée de Ludwig Maximillians, alors même qu’il n’avait pas appris l’Allemand. Il a finalisé sa thèse et recevra bientôt son diplôme.

Samuel Chan-Ashing, ancien elève de l’Ecole normale supérieure de Rennes, agrégé de mathématiques, doctorant en mathématiques, 26 ans

Un brillant talent représentatif de l’École mathématique française. Après des études qui lui permettent d’entrer à l’École normale supérieure et d’obtenir ses masters et son agrégation en mathématiques, il poursuit un doctorat en mathématiques auprès de Dauphine et de l’ENS. Il n’a jamais rompu avec son Île, rejoignant le « Comité des experts de Réunion Innovation » où il contribue à des projets consacrés au développement de la Réunion. Et il compte rédiger sa thèse en trois langues, dont le créole réunionnais !

Stéphanie Parassouramanaïk Accama, maîtresse de conférences en droit public à l’Université des Antilles, 32 ans

Issue d’un milieu modeste, elle veut d’abord étudier la Médecine à Montpellier, mais n’y parvenant pas, elle revient à la Réunion où elle se réoriente vers le Droit. Ayant tiré la leçon de ses échecs précédents, elle obtient sa Licence, puis repart à Panthéon Assas où elle obtient ses Master 1 et 2. Elle décide ensuite de revenir dans son Île pour préparer son doctorat, en finançant ses études par un contrat doctoral de trois ans, puis en étant embauchée comme ATER. Elle passe ensuite brillamment sa thèse, portant sur le thème des possibilités d’adaptation offertes par l’Art. 73 de la constitution, qui reçoit le prix de thèse du Sénat, et est en cours de publication chez Dalloz. Qualifiée aux fonctions de Maître de conférences, elle enseigne à l’Université des Antilles depuis la rentrée 2025.

Christophe Augustin, ingénieur responsable de la signalisation ferroviaire à la SNCF, 44 ans

Il joue un rôle-clef dans la mise en œuvre des grands projets ferroviaires d’Île-de-France. Après sa licence et sa maîtrise en Physique appliquée à l’Université de Toulouse, il entre à l’École nationale supérieure d’Ingénieurs du Mans (ENSIM). Il choisit la SNCF où il est orienté vers le domaine de la signalisation ferroviaire. Il encadre une douzaine de chefs de projet impliqués dans l’aménagement des grandes gares ferroviaires d’Île-de-France.

Alexandra Bègue, double master en business management et industries créatives, leader tech en RD et Innovation chez SAP, 33 ans

Une manageuse réunionnaise aux multiples activités de leadership. Après son Bac scientifique passé à la Réunion et ses classes préparatoires à Paris, elle intègre Grenoble École de management, où elle obtient son double Master en Industries créatives et en Business Développement à l’International. Après des expériences diversifiées à l’international, elle entre comme Ingénieure d’affaires chez SAP en Californie, leader mondial des logiciels de gestion d’entreprise puis elle rejoint le siège social de SAP à Berlin, où elle prend la responsabilité mondiale d’un programme d’incubation visant à accompagner quelque 500 Start-ups/an. Elle exerce aussi plusieurs autres activités, notamment en siégeant au C.A. de French Tech Berlin, où elle est responsable des relations avec l’Ambassade de France. Et elle ne manque pas d’accompagner les créateurs réunionnais : elle a ainsi initié un partenariat avec la French Tech Réunion, et fondé depuis « Xploratopia », collectif de Réunionnais engagés pour le développement de leur territoire.

Esteban Decline, ingénieur de recherche dans une entreprise de conception de systèmes spatiaux, 25 ans

Passionné d’Aérospatial dès son adolescence, c’est lui qui gère, dès pendant sa première année d’études en sciences de l’ingénieur à la Réunion, la « Cubesat Réunion Island Station », permettant de capter les signaux des satellites dans la zone de l’Océan indien, faisant partie d’un réseau mondial soutenu par plusieurs scientifiques. Admis à l’Institut Polytechnique des sciences avancées (IPSA, grande école spécialisée dans l’aéronautique et le Spatial), il s’y spécialise dans la filière sélective « Espace, Lanceurs et Satellites » Ce qui lui donne l’opportunité de faire un semestre d’études sur la propulsion spatiale en Californie. Et d’être recruté chez ALTEN, entreprise toulousaine de conception de systèmes spatiaux innovants. Il est impliqué dans la filière de voile solaire à la Réunion, initiée et très fortement encouragée par Erika Vélio, également Ingénieure aérospatiale, Talent primée en 2015.

Guillaume Hoareau, directeur général de la SCIC « Alvéoles », construction durable en milieux tropicaux, 30 ans

Ingénieur en génie civil de l’ESTP. Un bel exemple de retour au pays pour y développer un projet d’importance adapté aux réalités locales, celui de l’adaptation du bâti aux enjeux climatiques. Après avoir obtenu son diplôme d’Ingénieur, il commence sa carrière dans le conseil, puis comme Chef de projet à Chronopost, et il fait ensuite le choix de revenir au pays en devenant Directeur général de la SCIC « Alvéoles ». « Alvéoles » remporte l’appel à projet du Programme Innovation Outre-mer de France 2023. Le projet primé est d’accompagner le secteur du bâtiment pour que les immeubles et les infrastructures en milieu tropical deviennent plus résilientes aux aléas climatiques.

Clément Payet, ingénieur agronome de AgroParisTech et master de l’Ecole d’Urbanisme de Paris, responsable dans une entreprise de production d’énergie solaire, 32 ans

Après ses diplômes, il occupe différentes fonctions dans le domaine de l’urbanisme, avant de devenir responsable régional d’un producteur d’énergie solaire. Il a créé le site « Archipel Stratégies », dédié à la géopolitique de l’Océan indien. Il veut revenir à la Réunion pour y exercer ses compétences.

Anne laure Morel, docteure en chimie physique des matériaux, habilitée à diriger des recherches, master en management de l’ENSP Europe, présidente de sa société spécialisée en nanotechnologie verte et directrice d’un laboratoire scientifique, 43 ans

Un parcours scientifique hors normes. Après son Doctorat en chimie physique des matériaux obtenu à Pierre et Marie Curie, elle diversifie son cursus avec un Master en management de l’ENSP Europe. Elle exerce d’abord dans des Cabinets de Conseil et en pépinière d’entreprises. Tout en étant Directrice scientifique d’un laboratoire d’analyses, elle crée sa société, TORSKAL, spécialisée en nanotechnologie verte, qui développe un projet de lutte contre le cancer, notamment de la peau, avec des nanoparticules d’or extraites de plantes endémiques aux propriétés antioxydantes de la Réunion. Ce Projet, plusieurs fois récompensé, vaut à cette entreprise d’être classée parmi les 15 meilleures biotechs d’Europe. Après avoir connu des difficultés comme beaucoup d’entreprises innovantes, sa société s’en sort grâce à un appel de fonds.