Expo « À cœur de… » à Saint-Paul : Quand Elsa Moscato et Ceka Lafaille font battre l’art au rythme de nos artères (Photos)

Si vous pensiez que le vendredi 23 janvier rimerait avec petit cocktail tranquille et paysages à l’aquarelle, c’est que vous n’étiez pas à la Longère Sudel-Fuma à Saint-Paul. Pour le vernissage de l’exposition « À cœur de… », le duo Elsa Moscato et Ceka Lafaille, nous a invités à un voyage… un peu plus profond que prévu. Quelque part entre le ventricule gauche et la pop culture.

Du sucre, du gras et des bouffées délirantes
On commence avec Elsa Moscato, qui ne fait pas dans la demi-mesure. Avec sa série vidéo Substrat, l’artiste nous balance nos péchés mignons au visage : glucides, lipides, protéines. Un verre de soda ? Du beurre qui chante dans la poêle ? Ce qui semble anodin devient, sous sa caméra, une véritable « bouffée délirante ».

Inspirée par les statistiques de santé locales (diabète et cholestérol), Elsa transforme la biologie en poésie visuelle. Ses peintures, peuplées de créatures hybrides dignes d’un mix entre Jean de La Fontaine et un jeu vidéo sous stéroïdes, nous rappellent que l’on porte tous un bestiaire en nous. C’est viscéral, c’est puissant, et ça nous rappelle que notre corps est un « vaisseau de vie » sacrément malmené.


Le cœur a ses raisons que la science… confirme
De son côté, Ceka Lafaille nous invite à « voir avec le cœur ». Littéralement. Entre baroque et surréalisme, son œuvre trône au milieu de la grande salle comme un rappel que l’organe qui bat dans notre poitrine n’est pas qu’une pompe à sang.
L’expo aborde avec finesse le syndrome de Takotsubo (le syndrome du cœur brisé). Oui, c’est un vrai truc médical, et non, ce n’est pas que dans les chansons de rupture. Dans une île magnifique mais où la dépression frappe parfois plus fort qu’ailleurs, les artistes ont choisi de soigner les maux par les mots et les couleurs.



Pourquoi il faut y courir ?
Parce que c’est beau, c’est intelligent, et que ça fait du bien de voir des artistes s’emparer de sujets de santé publique sans nous faire la morale. On en ressort avec une envie soudaine de chouchouter ses artères et d’écouter un peu plus ses émotions.



L’info à noter : L’exposition est visible à la Longère Sudel-Fuma jusqu’au 21 février 2026.
Alors, avant d’aller craquer sur un énième soda, passez donc faire un tour à Saint-Paul. Votre cœur vous dira merci (et vos yeux aussi).

















7 commentaires
wouin wouin
entre goyaves of french on ce comprends
wouin wouin
entre goyaves on ce comprends
Kiki
Frenchement débarqués ? Lol ! Crois pas si zot bande dalons lé là avant lé de la partie. Peuvent pas s’blairer…
mimosette
Y a pas que des cons dans la vie !
loulou
De jolies personnes qui vous redonnent espoir dans ce monde de brutes
berk
si c ça être jeunes artistes ben allez chi et c vraiment désolant pour des jeunes filles c banale
Bolo
C quoi cette horreur sur la premiere photo ? Je ne parle pas des 2 girls charmantes et finalement c ce qui donne envie de regarder ouf