Variole B (mpox) : lancement de la campagne de vaccination à La Réunion

Une circulation du virus de la Variole B (mpox) est observée dans la zone Océan Indien, notamment à Madagascar. Le 22 janvier 2026, un cas de variole B chez une personne résidant à La Réunion et de retour de Madagascar a été confirmé. Afin de protéger les personnes les plus exposées et de limiter le risque d’introduction et de transmission du virus sur le territoire réunionnais, l’ARS La Réunion lance, à compter du 9 février 2026, une campagne de vaccination contre la Variole B. Les publics concernés peuvent se faire vacciner dans les centres de vaccination des voyageurs et au centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CEGIDD)
Situation épidémiologique
Courant décembre 2025, les autorités malgaches ont annoncé un premier cas confirmé de variole B.
Depuis, la situation est très évolutive : au 5 février 2026, on recense une 245 cas confirmés à Madagascar et plus de 300 cas suspects notifiés.
Le 22 janvier 2026, un cas de variole B chez une personne résidant à La Réunion et de retour de Madagascar, a été confirmé.
Comment se transmet la maladie ?
La variole B est une maladie infectieuse virale qui se manifeste principalement par une éruption cutanée, ou une ulcération des muqueuses (génitales, anale ou buccale) parfois associée à un syndrome grippal comme de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des ganglions.
La transmission du virus se fait lors de contacts rapprochés : contact direct avec les lésions ou les muqueuses d’une personne malade. Ces contacts sont favorisés par des contacts intimes, ou par contact avec des objets contaminés (linge, literie, vaisselle).
La transmission par gouttelettes (salives, éternuement, postillons) est très marginale et nécessite un contact en face à face prolongé et sans masque.
Que faire en cas de symptômes ?
Toute personne présentant des symptômes évocateurs de la variole B doit :
– Contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU centre 15.
– S’isoler en attendant un avis médical et éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes.
– Au sein du foyer, en cas d’impossibilité de s’isoler, il est nécessaire de porter un masque en présence d’autres personnes et de couvrir ses lésions (boutons).
La vaccination préventive contre le virus mpox
Quels sont les publics concernés ?
Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et l’avis du Haut conseil à la santé publique (HCSP) du 2 septembre 2024, la stratégie vaccinale s’articule autour de :
D’une vaccination proposée à titre préventif aux personnes les plus exposées, notamment :
• les personnes originaires de Madagascar (ou d’une zone de circulation active du virus) partant rendre visite à la famille et à leurs connaissances susceptibles d’être exposés dans le cadre de leur séjour (conditions de vie sur place et respect de mesures barrières) ;
• les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ;
• les travailleur(se)s du sexe ou tout propriétaire de lieux de consommation sexuelle ;
• les professionnels de santé et humanitaires susceptibles d’être exposés dans le cadre de leur activité dans une zone de circulation active du virus ;
les personnes immunodéprimées, se rendant dans une zone de circulation active du virus.
Le schéma vaccinal est le suivant :
Une première dose est injectée, suivie d’une deuxième dose injectée 4 semaines plus tard. La protection vaccinale est considérée comme acquise 2 semaines après la deuxième dose.
Une seule dose est nécessaire pour les personnes qui ont été vaccinées dans leur enfance contre la variole.
Une vaccination réactive peut être proposée sur décision médicale aux personnes identifiées comme contacts à risque d’un cas confirmé de Variole B.
Cette vaccination doit être réalisée idéalement dans les 4 jours suivant l’exposition, et au plus tard dans un délai de 14 jours.
Pour les publics pré-cités, le vaccin et l’acte de vaccination sont gratuits. Pour les autres voyageurs qui se rendraient à destination de Madagascar ou de toute zone de circulation active du virus , seul le vaccin est pris en charge par l’Etat.
Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et l’avis du Haut conseil à la santé publique (HCSP) du 2 septembre 2024, la stratégie vaccinale s’articule autour :
d’une vaccination proposée à titre préventif :
- En centre de vaccination pour les personnes les plus exposées :
• les personnes immunodéprimées ;
• les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ;
• les travailleur(se)s du sexe ou tout propriétaire de lieux de consommation sexuelle ;
- En consultation de médecine des voyages, sur décision médicale, pour les personnes se rendant à Madagascar ou vers une zone de circulation active du virus, en fonction des expositions potentielles à risque. Les professionnels de santé et les humanitaires font partie des voyageurs qui pourront bénéficier de la vaccination.
Où se faire vacciner ?
Trois centres de vaccination sont accessibles à La Réunion.
Pour se faire vacciner, les publics concernés sont invités à prendre rendez-vous :
CEGIDD Ouest
29 rue Labourdonnais, Saint-Paul (ex-locaux IRM de l’ancien Centre Hospitalier Gabriel Martin)
Tél : 02 62 74 23 80
Centre de vaccination international Nord-Est
CHU Félix Guyon Allée des Topazes, Saint-Denis
Tél : 02 62 90 55 69
Centre de vaccination international Sud
CHU Sud, Pavillon 3
Tél : 02 62 35 96 30
Mpox info service : un dispositif d’écoute pour répondre aux questions (vaccination, symptômes, recommandations aux voyageurs)
Appelez le numéro vert : 0 801 90 80 69 (appel et service gratuit, anonyme et confidentiel) accessible tous les jours de 11h à 1h du matin ou RDV sur le site internet : www.monkeypox-info-service.fr)
















4 commentaires
Dagobert
Ah ah ah c’est vrai, je le fais demain !!!!!!!!!!!
plus Rien
Sondage très important – SANTE
81% refusent le vaccin covid, 70% le vaccin grippe, 55% opposés à certains vaccins.
62% ce ne sont pas les RS ou les antivax qui m’ont fait perdre confiance en la vaccination,
47% ce sont les mensonges du gouvernement qui m’ont fait perdre confiance dans la vaccination.
48% sont d’ACCORD que le gouvernement doit protéger les lanceurs d’alerte qui sont allés à l’encontre du narratif officiel (vs 13% contre)
57% estiment que le gov doit s’assurer que toutes les voix scientifiques comme
raoult_didier
ou
chris_perronne
soient entendues.
Voilà en grande partie pouquoi :
44% sont d’ACCORD que le rapport sur la désinformation en santé (
MathieuMolimard
,
DgCostagliola
) n’est pas OBJECTIF (15% pas d’accord).
gros Truc
pour etre sur de trouver des cobayes, il faut faire peur afin de pouvoir injecter leur soupe qui permet le control des populations, par la vie ou par la mort
$ ou alors par une programmation de l’utilisation de l’esclave fiscalisé
MôvéLang
La région Est compte au moins 150 000 habitants, la personne habitant sainte rose ou la Plaine des Palmistes qse taper la route pour aller à Saint Denis, , il faudrait qu’il ait grand besoin, il y a un grand hôpital à Saint-Benoit, pourquoi ne pas tenir une permanence 1 ou deux jours par semaine ?.
Pour les voyageurs, la vaccination à l’aller devrait être obligatoire, pourquoi l’imposer pour les sédentaires ?