Les États‑Unis multiplient leurs opérations militaires à l’étranger. Ce week-end, l’armée américaine a annoncé avoir mené une série de frappes « à grande échelle » contre l’organisation État islamique (Daesh) en Syrie, une réponse directe à une embuscade djihadiste qui avait coûté la vie à deux soldats américains et à un interprète en décembre 2025 dans la région de Palmyre.

Washington a justifié cette offensive comme une nécessité pour protéger ses troupes et réduire la menace terroriste, soulignant que l’attaque de décembre — réalisée par un membre affilié à l’EI — constituait un tournant dans la violence djihadiste locale. Malgré la défaite territoriale de Daesh en 2019, ses cellules repliées continuent de mener des actions sporadiques dans les zones désertiques de Syrie, obligeant la coalition à maintenir une présence militaire significative dans la région.

Parallèlement, les États‑Unis ont aussi été au centre d’une autre crise internationale majeure : des opérations militaires et frappes aériennes au Venezuela, conduites début janvier 2026, qui ont débouché sur l’arrestation et l’exfiltration du président Nicolás Maduro et de son entourage. Cette intervention – que la Maison‑Blanche a qualifiée de nécessaire pour favoriser une transition politique dans le pays – a suscité de vives critiques internationales et d’importantes manifestations de solidarité pour le peuple vénézuélien, dénonçant ce qu’ils qualifient d’« agression et violation de la souveraineté nationale ».

Ces opérations ont déclenché des réactions contrastées sur la scène mondiale. Plusieurs alliés, comme l’Australie, ont exprimé leur soutien aux frappes contre Daesh, estimant qu’elles étaient essentielles pour contrer un terrorisme global qui menace tous les pays. À l’inverse, certaines puissances – notamment la Russie et l’Iran – ont vivement dénoncé ces interventions, les qualifiant d’actes d’agression qui pourraient déstabiliser davantage les régions concernées et violer le droit international.

En France, les répercussions de ces politiques étrangères américaines alimentent un débat politique intense. Jean‑Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a vivement critiqué l’opération au Venezuela, appelant à soutenir le peuple vénézuélien et à obtenir la libération de Maduro, allant jusqu’à affirmer que le pays doit « se défendre, s’il le faut les armes à la main » face à ce qu’il qualifie d’« invasion nord‑américaine ». La mobilisation en soutien au Venezuela a rassemblé des centaines de personnes à Paris, où certaines ont brûlé un drapeau américain pour dénoncer l’intervention, affirmant que la politique des États‑Unis représente une menace pour la souveraineté des peuples.