« A La Possession, l’accès à l’eau potable pour tous avance à grand pas »

« Accès à l’eau potable : la Ville de La Possession agit avec responsabilité et solidarité », c’est le titre du communiqué adressé par la mairie de La Possession suite à un podcast que nous avons récemment publié sur notre site relatant une septuagénaire obligée d’aller s’approvisionner en eau dans une ravine de la commune. Un podcast utilisé par la suite par certains candidats à « des fins électoralistes » en cette période de campagne électorale des municipales 2026. Aussi, la mairie a souhaité réagir :
« Aujourd’hui instrumentalisé politiquement dans un contexte de campagne électorale, où les coups bas se multiplient, l’enjeu de l’eau est devenu stratégique. Sujet sensible par excellence parce qu’il touche aux conditions de vie des citoyens, des promesses de solutions techniques miraculeuses et faciles sont avancées ; se révélant dans les faits irréalistes et juridiquement douteuses.
Mais face aux enjeux d’égalité, de sécurité et de dignité pour tous les habitants, la Ville de La Possession, en partenariat avec le Territoire de l’Ouest et l’État, poursuit son engagement pour garantir un accès à l’eau potable, dans le respect du cadre légal et des capacités budgétaires.
Consciente des difficultés rencontrées par certaines familles vivant dans des zones non réglementaires, la municipalité a toujours privilégié le dialogue et l’accompagnement. Des solutions alternatives ont été proposées, notamment le relogement (lorsque cela s’avère nécessaire) dans des zones équipées disposant d’un accès aux services publics essentiels. Toutefois, certaines familles choisissent de rester dans des conditions précaires, malgré les propositions d’accompagnement.
Dans un souci d’équité envers l’ensemble des usagers – rappelons que 99 % des habitants vivent dans des zones équipées et financent les infrastructures via leur facture d’eau – la Ville ne peut encourager le développement de zones de non-droit. Le maire, en tant qu’autorité responsable, est tenu de respecter un cadre juridique strict, engageant sa responsabilité pénale. Il est également important de rappeler que le maire ne décide pas seule : depuis 2020, la compétence en matière d’eau potable a été transférée à l’intercommunalité du Territoire de l’Ouest, qui doit définir une stratégie cohérente et homogène à l’échelle des cinq communes membres ; et pour les zones à risques le rôle de l’Etat est obligatoire et essentiel.
Une réponse innovante et temporaire : les fontaines d’eau potable Dans l’attente des résultats du nouveau schéma directeur d’eau potable, qui inclura une étude sociale approfondie du territoire, la Ville expérimente une solution inédite : l’installation de fontaines d’eau potable à proximité des secteurs en difficulté. Cette mesure, évaluée à environ 15 000 euros par borne, permet de répondre à l’urgence tout en respectant les règles d’urbanisme et de santé publique.
Cette initiative, bien que temporaire, témoigne de la volonté de la collectivité de ne pas abandonner les familles en situation précaire, tout en préservant l’équité entre les usagers et la soutenabilité financière des investissements. En effet, les travaux d’extension des réseaux d’eau potable nécessitent des montants conséquents et doivent être programmés avec rigueur, en tenant compte des ressources disponibles.
Le schéma directeur en cours de réalisation par le TO permettra de cartographier les besoins du territoire, de prioriser les investissements et de flécher les budgets nécessaires. L’objectif est clair : garantir un accès durable à l’eau potable pour tous, dans le respect des principes républicains d’égalité, de solidarité et de responsabilité. Tourner la page des retards d’investissement et des aménagements de complaisance du passé exige un effort constant et une vision réfléchie : depuis 2014 la ville a déjà investi pour ses réseaux 7 millions € sur Sainte-Thérèse et Pichette ; autour de 4 millions € sur Ravine à Malheur (avec Eaux de La Possession),et le TO prévoit d’investir 20 millions € sur la chaine de Dos d’Âne et 18 millions sur l’usine de potabilisation de Pichette. A La Possession, l’accès à l’eau potable pour tous avance à grand pas ».
















1 commentaire
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Ce qui est écrit ici est erroné : le chemin concernée n’est pas une zone de non droits : les gens ont un permis de construire. On ne parle pas d’occupation de terrain dans un fond de ravine mais de cases à terre classiques sur des terrains appartenant à des propriétaires. La mairie oublie quelque chose : la meilleure façon d’éteindre une polémique est de ne plus l’alimenter . C’est mal partie…