Le Parti pour La Réunion (PLR) a exprimé une vive inquiétude à la veille de la signature annoncée de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, prévue ce samedi 17 janvier. Le mouvement politique dénonce un texte qu’il juge lourd de conséquences pour la filière canne-sucre-rhum réunionnaise et affiche sa solidarité avec les planteurs et les acteurs du secteur.

Au cœur des préoccupations figure l’ouverture du marché européen à 180 000 tonnes de sucre sud-américain sans droits de douane. Un volume que le PLR estime disproportionné pour La Réunion, puisqu’il représente près du double de la production annuelle locale, dans un contexte marqué par une crise structurelle de la filière.

Le parti pointe une situation déjà fragilisée par la baisse des rendements, le manque de main-d’œuvre, la diminution des volumes récoltés et les récentes difficultés rencontrées par les producteurs de rhum à l’export. À cela s’ajoutent les conséquences des cyclones Belal et Garance, qui ont affecté les exploitations agricoles de l’île.

Le PLR dénonce enfin une concurrence jugée déloyale, liée à des normes sanitaires, sociales et environnementales moins strictes dans les pays du Mercosur. Il appelle l’État français et les représentants européens à défendre les spécificités des régions ultrapériphériques et à préserver un secteur considéré comme essentiel à l’équilibre économique et social de La Réunion.