Madame Laetitia Baret, foraine, représentée par Me Sisteron, avait déposé, le 13 janvier dernier, une requête auprès du tribunal administratif afin de : « suspendre l’exécution du refus de la commune de Tampon de lui accorder des emplacements sur le site du festival « Miel Vert » et de la décision du maire Patrice Thien-Ah-Koon lui faisant injonction de quitter les lieux; d’enjoindre à la commune de lui délivrer une autorisation d’occuper les emplacements litigieux; de condamner la commune à lui verser une somme de 15 550 euros au titre de son préjudice financier et sa perte d’exploitation; de mettre à la charge de la commune la somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ».

Elle soutient que : « la condition d’urgence est remplie en raison du trouble à l’ordre public occasionné par les décisions de la commune, de la durée du festival qui se termine le 18 janvier, ainsi que des conséquences de l’interdiction d’occuper les emplacements sur son chiffre d’affaires ». Selon elle, l’arrêté municipal « porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l’industrie  ainsi qu’au principe d’égalité devant le domaine public ».

L’audience publique du TA s’est déroulée ce jeudi 15 janvier. La commune du Tampon était représentée par Me Odier du cabinet de Normane Ormajee. Après examen du dossier par les magistrats, le TA a rejeté la requête de la foraine. Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire le jugement du tribunal administratif dans son intégralité :

Jugement Miel Vert 2026:Foraine contre mairie

Rappelons que « Miel Vert 2026 » dont le coup d’envoi a été donné le 7 janvier dernier par le maire de la commune, Patrice Thien-Ah-Koon ((photo de Une), s’achèvera ce dimanche 18 janvier.

Réaction de Laëtitia Baret

« J’apprends ce jour par la presse que la commune du Tampon a eu la mesquinerie de crier victoire dans l’affaire l’opposant à nous autres forains qui nous sommes battus face à l’arbitraire de cette collectivité.
J’aimerais préciser, que par sa décision, le Tribunal n’a statué positivement sur aucun des moyens développés par la mairie ( inaliénabilité du domaine public, coup de force, absence d’urgence, conflit provoqué par nous autres). Si, j’ai pu produire les pièces relatives à la conformité de mon manège, au paiement de mes redevances et à la régularité de mon dépôt, la mairie a été bien incapable de démontrer en quoi mon dossier était incomplet. La mairie n’a jamais non plus été à même de démontrer qu’elle m’avait invitée à compléter mon dossier. J’ai produit 21 pièces prouvant la véracité de mes positions, quand la mairie du TAMPON, collectivité disposant de bien plus de moyens que moi n’a été capable d’en produire que quatre dont deux ne me concernaient pas.. Le Tribunal a estimé que la commune du Tampon pouvait légalement faire preuve de complaisance envers certains forains et avoir la dent dure à l’encontre d’autres, quitte à briser des vies et des familles. Les décisions de justice ne se commentent pas et j’accepte la décision qui a été rendue à mon
encontre. Je remercie toutefois la juridiction d’avoir passé un message fort à la Mairie du nTAMPON en la déboutant de sa demande indemnitaire formée à mon encontre, son avocat estimant que je lui faisais perdre son temps qui valait au moins 3250 €. Si, le Tribunal a été d’une grande humanité à notre endroit, je ne peux que regretter le comportement odieux de certains acteurs de justice qui vont jusqu’à faire publier des décisions de justice pour s’en vanter ».