Une enseignante du collège Paul Hermann a été victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions, un événement qui suscite indignation et inquiétude au sein de la communauté éducative.

Réactions

Dans un communiqué, la FSU exprime son soutien à la collègue concernée et appelle à une mobilisation collective pour renforcer la sécurité et les moyens dans les établissements scolaires.

 

« Nous souhaitons exprimer notre plein et entier soutien à l’enseignante du collège Paul Hermann, victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions.
Cet acte de violence est inacceptable. Il rappelle avec gravité les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les personnels de l’Éducation nationale, qui exercent leur métier avec engagement, souvent dans des conditions de plus en plus dégradées.
Nos pensées vont d’abord à la collègue agressée, à qui nous adressons notre solidarité la plus sincère, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative de l’établissement, profondément affectée par cet événement.
Cette agression doit conduire à une réponse collective forte. Elle souligne l’urgence de renforcer les moyens humains dans les établissements scolaires : davantage de personnels éducatifs et médico-sociaux, des équipes de vie scolaire en nombre suffisant, un accompagnement renforcé des élèves en grande difficulté, ainsi qu’un soutien réel et immédiat des personnels confrontés à des situations de violence.
Les enseignants ne peuvent pas être laissés seuls face à des situations complexes qui dépassent le cadre pédagogique. La prévention des violences passe par la présence d’adultes formés, disponibles, reconnus, et par un travail éducatif de long terme, rendu possible uniquement par des moyens humains à la hauteur des besoins.
Soutenir et protéger les personnels, c’est garantir un climat scolaire serein et permettre à l’École de remplir pleinement sa mission de service public. »

Jean Gaël ANDA SITA  :

« Face à l’agression survenue à l’établissement Paul Hermann, je tiens à exprimer mon indignation totale et mon
soutien indéfectible à l’enseignante touchée.
Il est profondément alarmant de voir la violence s’inviter, encore, au cœur de nos salles de classe. Plus que
jamais, nous devons faire de l’école un sanctuaire inviolable, à l’abri des tensions sociales actuelles.
Protéger ceux qui instruisent nos enfants est une condition non négociable pour l’avenir de Saint-Pierre. »

SNES-FSU Réunion

« Une enseignante a été agressée hier en plein cours au Collège Paul Hermann. Nous apportons tout notre soutien à cette collègue et à l’ensemble de la communauté éducative de l’établissement. Ces faits sont intolérables et illustrent la dégradation du « climat scolaire » dans bon nombre d’établissements.

 

Ces actes ne peuvent être ni banalisés ni instrumentalisés. Ils posent une question essentielle : celle des conditions d’exercice du métier d’enseignant et du climat scolaire, dans un contexte de dégradation continue des moyens humains et éducatifs.

 

Si nous souhaitons que l’Ecole puisse faire face, il faut, de toute urgence, abandonner les politiques de suppressions de postes qui obèrent toute possibilité d’amélioration de la situation. Il faut plus d’enseignant(e)s, de CPE, d’AED, d’AESH, de Psychologues de l’Education Nationale, d’Infirmières et d’Infirmiers, d’Assistant(e)s  Sociales et Sociaux afin de prendre en charge toutes les difficultés auxquelles l’Ecole est confrontée.

 

Déployer une Equipe Mobile de Sécurité est une réponse à court-terme mais tant que notre ministère ne voudra pas, sous prétexte d’économies et de baisse démographique, investir suffisamment dans l’Education aucune amélioration n’est envisageable. »

Conseil départemental

« Le Conseil départemental de La Réunion condamne fermement l’agression dont a été victime une enseignante du collège Paul Hermann à Saint-Pierre. Un tel acte est inacceptable et porte atteinte aux valeurs de respect et de sécurité qui doivent prévaloir au sein de tous les établissements scolaires.

Le Président du Conseil départemental, Cyrille Melchior, la Conseillère départementale déléguée à l’Éducation, Sabrina Tionohoué, ainsi que l’ensemble des élus de la Collectivité, expriment leur plein soutien à l’enseignante et à la communauté éducative profondément marquée par cet événement. Cette situation, en écho à des faits similaires survenus dans l’Hexagone, rappelle que la prévention des violences en milieu scolaire constitue un enjeu partagé à l’échelle nationale.

Le Conseil départemental réaffirme son engagement constant en faveur d’un climat scolaire apaisé, du respect de chacun et de la protection de celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour l’enseignement des jeunes Réunionnais. »