Une nuit de janvier a suffi pour faire basculer le Beach Club dans le silence. Dans la nuit du 5 au 6 janvier, la discothèque située à Saint-Gilles a été la proie d’un incendie qui a fortement dégradé les lieux. L’établissement étant fermé au moment du départ de feu, aucune victime n’a été recensée. Mais le bilan matériel, lui, est lourd : plusieurs centaines de mètres carrés ont été détruits, laissant une partie du site inutilisable.

Sur le terrain, les secours ont dû mener une opération de grande ampleur. Le sinistre s’est développé rapidement, aidé par l’architecture du complexe, formé de constructions anciennes accolées les unes aux autres. Pour maîtriser l’incendie, 36 pompiers ont été engagés, mobilisés depuis différentes casernes de l’île, notamment Saint-Paul, La Saline, La Possession, Le Port et Sainte-Marie. L’intervention a permis d’éviter une propagation encore plus vaste.

Aujourd’hui, le dossier a pris une tournure judiciaire claire : la piste criminelle est privilégiée. Plusieurs individus sont cités parmi les personnes soupçonnées, et certains restent recherchés. L’impact dépasse d’ailleurs les murs du Beach Club : l’établissement voisin, le TAO Club, a été touché et a dû interrompre son activité. Pendant que les investigations continuent, le secteur garde la trace d’une nuit qui a bouleversé l’un des lieux de sortie les plus connus de Saint-Gilles.