Plusieurs jours après le passage du cyclone tropical Fytia, Madagascar continue de faire face à une situation humanitaire critique dans plusieurs régions du pays. Fin janvier, le phénomène a frappé le nord-ouest de l’île avec des vents dépassant les 200 km/h, avant de traverser le territoire d’ouest en est, causant des dégâts considérables dans huit régions.

Le bilan provisoire fait état de treize personnes décédées et de sept blessés graves. Plus de 84 000 habitants ont été touchés par la catastrophe, dont près de 33 700 déplacés et accueillis dans des centres d’hébergement temporaires. Les destructions concernent à la fois les habitations, les infrastructures et les services essentiels, compliquant la prise en charge des populations sinistrées.

Dès les premières heures, les autorités malgaches ont activé les dispositifs d’urgence par l’intermédiaire du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes et des ministères concernés. Des actions ont été menées dans les domaines de l’aide alimentaire, de l’accès à l’eau potable, de l’hygiène, de l’assainissement, de l’hébergement et de la santé. Toutefois, face à l’ampleur des besoins, ces premières réponses se sont révélées insuffisantes.

À la demande de l’État malgache, plusieurs pays partenaires ont alors manifesté leur soutien. La France s’est notamment engagée à travers les Forces armées dans la zone sud de l’océan Indien. Les FAZSOI ont déployé une mission aérienne destinée à renforcer l’assistance humanitaire, avec une attention particulière portée à la région de Boeny, l’une des plus sévèrement touchées et encore en grande difficulté.

Arrivées vendredi à Mahajanga, les FAZSOI ont été accueillies par les équipes du BNGRC. L’aide acheminée comprend des produits de première nécessité : savon et articles d’hygiène, matériel de cuisine, équipements de traitement de l’eau, tentes, couvertures et jerricans. Ce soutien vise à améliorer rapidement les conditions de vie des sinistrés et à appuyer les efforts déjà engagés sur le terrain.

Alors que les opérations de secours et d’assistance se poursuivent, les autorités rappellent que la situation reste fragile et que les besoins demeurent importants. La coopération internationale, illustrée par l’intervention des FAZSOI, constitue un appui essentiel dans la gestion de cette crise et dans la phase de relèvement qui s’annonce pour les régions touchées.

© Crédit photo : Bureau national de gestion des risques et des catastrophes malgache