Le pire a failli se produire cette semaine dans les parties communes de la résidence du 390 chemin Colosse à Saint-André. Une habitante âgée, affaiblie par des conditions de vie qui se dégradent de jour en jour, a manqué de basculer dans les escaliers. La cause ? Une fuite d’eau massive qui s’infiltre dans les dalles, inonde les marches et rend le sol aussi glissant qu’une patinoire.

Depuis des mois, les locataires vivent avec la peur au ventre. Dans l’appartement 5, la situation est devenue insupportable. Le plafond de la cuisine et celui du salon fuient sans discontinuer. Des seaux jonchent le sol pour tenter de limiter les dégâts, tandis que l’humidité ronge les murs et fait gonfler les portes au point qu’il devient presque impossible de fermer son propre logement à clé.

Des seaux jonchent le sol pour tenter de limiter les dégâts
Trace d’infiltration d’eau au plafond dans le salon

Le témoignage d’Emilie, résidente excédée, pointe du doigt une gestion administrative totalement déconnectée de la réalité du terrain. Elle rappelle qu’il a fallu un an de réclamations pour une simple gouttière. Aujourd’hui, face à une infiltration structurelle qui menace l’intégrité du bâtiment et la santé des occupants, le silence des services de maintenance est assourdissant. On nous dit que l’information remonte, mais rien ne bouge, déplore-t-elle. Les travaux seraient jugés trop conséquents. Doit-on attendre un accident mortel pour que l’investissement devienne rentable ?

Le danger ne concerne pas seulement les murs. Dans ces logements insalubres, des enfants, des nourrissons à venir et des personnes âgées respirent quotidiennement des émanations de moisissures. L’obscurité des cages d’escalier, ajoutée à l’eau qui ruisselle sur les parois électriques, transforme chaque déplacement en une épreuve périlleuse.

La salle de bain n’est pas épargnée

Face à ce mépris, la colère gronde et les mots sont pesés : « Les locataires sont clairs : ils remplissent leur part du contrat en payant loyers et charges chaque mois. En retour, ils exigent que le bailleur prenne ses responsabilités. La dignité humaine ne doit pas s’arrêter à la signature d’un bail. »

La dignité humaine ne doit pas s’arrêter à la signature d’un bail. Aujourd’hui, ce n’est plus une simple demande de réparation, c’est un cri d’alerte pour éviter qu’une chute dans un escalier ne se transforme, la prochaine fois, en tragédie.

L’immeuble où le drame a failli se produire