Emmanuel Macron a déclaré samedi « prendre acte » de la fin de la « dictature de Nicolás Maduro », estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que s’en réjouir. Une prise de position qui a immédiatement suscité de vives réactions à gauche, certains responsables politiques dénonçant une déclaration jugée « honteuse » et accusant le président français de complaisance à l’égard des États-Unis.

Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’État a affirmé que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro ». Il a également accusé l’ancien président vénézuélien d’avoir « confisqué le pouvoir » et « piétiné les libertés fondamentales », estimant qu’il avait ainsi porté « une atteinte grave à la dignité de son propre peuple ».

Emmanuel Macron n’a toutefois fait aucune mention explicite des frappes américaines ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro. Peu après cette déclaration, son entourage a précisé que la France avait simplement « pris acte de l’opération américaine ». « Un dictateur a été déchu. Le droit international doit désormais être respecté », a ajouté la même source.