Un drame de violence conjugale s’est produit à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, au domicile du couple, et plus précisément dans la cuisine de l’appartement familial. Miora R., âgée de 46 ans, a été mortellement poignardée lors d’une violente altercation.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits auraient été commis par son conjoint, Prince R., un homme de 42 ans, de nationalité malgache. Il aurait porté de nombreux coups de couteau à son épouse à l’aide d’un couteau de cuisine, retrouvé ensanglanté sur place par les enquêteurs. Malgré l’intervention rapide des secours, la victime n’a pas survécu à ses blessures et a été déclarée décédée sur les lieux.

Après l’agression, Prince R. aurait tenté de se suicider. Grièvement blessé, il a été pris en charge par les secours puis hospitalisé sous surveillance policière. Son pronostic vital n’était pas engagé. Il devra être entendu par les enquêteurs dès que son état de santé le permettra.

Les enfants du couple, présents dans l’appartement au moment des faits, ont été profondément choqués. Ils ont immédiatement été pris en charge par les services de protection de l’enfance, tandis qu’une cellule d’accompagnement psychologique a été mise en place.

Une femme discrète et très investie dans sa vie familiale

La disparition de Miora R. a plongé le voisinage dans la stupeur. Décrite comme une femme discrète, réservée et peu visible dans la vie du quartier, elle menait une existence centrée sur sa famille et ses enfants. Les habitants évoquent une personne calme et posée, sans signe extérieur laissant présager une telle tragédie.

Miora R. était ancienne choriste de la chorale Fide­rana ou « Louange », la chorale de l’Eglise protestante Malgache de Paris (FPMA Paris). « Elle ne sortait pas beaucoup. On la voyait peu », selon ses voisins. Quant à Prince R., il n’a jamais fait parler de lui pour la moindre violence, indique la presse française.

Aucun signal apparent de tensions ou de violences n’avait été perçu par l’entourage, renforçant le sentiment d’incompréhension après le drame. Cette apparente normalité rappelle combien les violences conjugales peuvent rester invisibles, se déroulant à huis clos, loin des regards extérieurs.

Une enquête pour homicide volontaire sur conjoint a été ouverte et confiée à la police judiciaire afin de déterminer précisément les circonstances des faits et le contexte familial dans lequel ils se sont produits.

Ce féminicide vient tristement s’ajouter à la liste des violences conjugales mortelles en France et relance les appels à renforcer la prévention, la détection des situations à risque et la protection des victimes.