Fin du partenariat Coca-Cola / Brasseries de Bourbon : Philippe Naillet « appelle à renforcer la compétitivité des entreprises réunionnaises »

La fin du partenariat entre « The Coca-Cola Company » et « Les Brasseries de Bourbon », embouteilleur historique de la marque à La Réunion depuis 1958, pour la production et la distribution de ses boissons dans notre île, au profit du groupe mauricien Phoenix Beverages Limited (PBL), filiale du groupe IBL et propriétaire d’Edena Boissons, constitue un tournant industriel majeur qui n’est pas sans conséquences sociales et économiques pour les Réunionnaises et les Réunionnais.
Le plan de sauvegarde de l’emploi enclenché par les Brasseries de Bourbon pour pallier la perte de ce marché structurant, qui fait état d’une suppression de pas moins de 58 postes sur 250 et de la transformation de 22 autres, atteste de l’ampleur des retombées négatives de cette opération.
Mais au-delà de ces emplois directs, c’est tout un écosystème économique local qui se trouve fragilisé : sous-traitants, artisans, transporteurs, logisticiens, prestataires de maintenance, imprimeurs, professions libérales et l’ensemble des TPE/PME qui vivent, en tout ou partie, de la production locale de boissons. Chaque fois qu’une activité industrielle se délocalise hors de La Réunion, ce sont des chaînes de valeur entières qui se disloquent et une partie de la richesse produite qui cesse d’être ancrée dans notre territoire.
En tant que député de La Réunion, je veux alerter sur ce signal préoccupant : si nous acceptons que, progressivement, la production se fasse ailleurs pour des raisons de coûts, nos petites entreprises – déjà confrontées à des marges très contraintes, à un marché étroit et à des surcoûts structurels – risquent d’être les grandes perdantes de cette évolution.
Cette situation doit nous conduire à poser avec lucidité la question du niveau de compétitivité de nos entreprises réunionnaises et des moyens à mettre en œuvre pour les rendre plus fortes face à une concurrence désormais régionale et internationale. Plutôt que d’entrer dans une course au moins-disant social, qui serait perdue d’avance et contraire à notre modèle, nous devons engager résolument :
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une montée en gamme de notre appareil productif, par l’industrialisation, la mécanisation et l’automatisation des tâches répétitives ;
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un investissement massif dans la formation, le renforcement des compétences et la qualification des travailleurs réunionnais, pour attirer et développer des activités hautement spécialisées et innovantes ;
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un accompagnement renforcé de nos TPE/PME afin de leur permettre de se moderniser, d’innover, de se digitaliser et de conquérir de nouveaux marchés dans la zone océan Indien.
C’est à ces conditions que nous pourrons accueillir et maintenir sur notre sol des usines et entreprises à forte valeur ajoutée, capables de supporter le différentiel de coûts salariaux tout en restant compétitives.
Cela passe par une véritable stratégie régionale concertée visant à soutenir les entreprises qui choisissent d’investir et d’innover à La Réunion.
En effet, le groupe IBL, déjà embouteilleur de la marque à Maurice, marque une nouvelle stratégie régionale offensive qui appelle des réponses mesurées et adaptées, mais surtout volontaristes. Elle oblige nos entreprises réunionnaises à conquérir de nouveaux marchés dans l’île sœur et plus largement dans notre bassin régional ; à nouer des partenariats basés sur la réciprocité, la complémentarité et la durabilité ; à développer des projets innovants dans des domaines de pointe afin d’être les fers de lance du monde économique de notre bassin régional. Plus que jamais, nos entreprises doivent prendre leur part dans le théâtre d’un monde économique qui ne laisse aucune place aux frilosités ni à la résignation.
Nous avons le potentiel nécessaire pour faire face à ces défis et nous avons pleinement confiance dans les femmes et les hommes de notre île qui sont engagés dans une démarche de faire rayonner l’économie réunionnaise par-delà nos frontières. Mais ce potentiel ne se concrétisera que si la puissance publique, les grandes entreprises et l’ensemble des acteurs économiques décident de faire front commun pour sécuriser et développer l’appareil productif local.
Nous devons soutenir nos entreprises pour qu’elles soient suffisamment fortes à l’intérieur pour mieux s’attaquer au marché extérieur. À défaut, les décisions de délocalisation se multiplieront, minant progressivement le moral de nos chefs d’entreprise et mettant en danger la pérennité de nombreuses structures sur notre territoire.
















8 commentaires
grognon
à Maurice toute l’économie est dans les mains des créoles blancs, et curieusement on ne les voit jamais lors des assemblées nationales ni dans aucun forum !!!
personne n’en parle là-bas… car sinon ils repartiront et Maurice sombrera…
ils sont très bien intégrés dans le marché du Commonwealth car ce sont des blancs comme les australiens..
ils sont devenus très puissants financièrement, et pendant que nous nous chamaillons politiquement, ils vont continuer à acquérir toute l’économie réunionnaise !
et nous aurons de plus en plus de chômeurs…
quand Maurice a eu son indépendance, ils ont quitté l’île, et suite à des demandes des dirigeants ils
sont revenus avec un deal avec l’état mauricien, l’agriculture, l’industrie hôtelière, l’économie dans leurs mains..
ils vivent tous là-bas à tamarin…
aujourd’hui on se réveille à la réunion, alors qu’ils ont déjà acquis ici de grands hôtels, une partie de la grande distribution, comme GBH, qui n’est pas venu à cause des élus mais de Caillé.
regardez l’évolution de Maurice quand vous y allez… c’est spectaculaire !!!
Dauphine
Trop tard . Fallait agir et pas veille.
Vous avez etait élus pour defendre nos intérêts mais quand est il?
bdb
ti dentelle chef mak i vole la. et nailler rendort toi c trop tard
Sir ombre
Clair, bientôt c’est les mauriciens considérés comme des sbirs a la vue du reunionais qui visitait leur île a une époque ! A ce jour ils achèterons l’île avec gloire et beauté ! Ils méritent leur indépendance et ils ont du baver pour cette réussite , contrairement a nos chéris élus qui puisent la valise d’état et putainerie de surcroît
La mailler
Renforcez la compétitivité des entreprises reunionaises ? Déshabiller plutôt les entreprises qui ont 60 du gras sur l’île
Papaye
Depuis 2025 zot i connaît le problème et aucun politiciens là réagi. Normal, c bello la donne le pouvoir aux mauriciens d investir à la reunion ( air austral, edena, oitel le lux, run market…). N’a pu rien à dire. Chômage pou les employés de brasseries
MôvéLang
Ce matin, mala trouve un chien la queue coupée, certainement Bello la coupé.
Tromp veut prendre le , Groenland, encore Bello, nana une coopération entre Madagascar et la Russie, hum, toujours Bello la fait appel à son pote rouge.
Par contre, le macron ikassièt son zié bèrre noir avec lunettes soleil, cèpa Bello, cè Brigitte.
Minou
Claire qu’elle coupe les queues ! Cela fait tres longtemps qu’elle les met en rondelles ! Ca passe mieux !