IBL(RUN MARKET) et le groupe CAILLÉ(Leader Price) : des discussions en cours pour un rapprochement stratégique

Un projet de rapprochement entre IBL Group, l’un des principaux acteurs économiques de l’océan Indien, et le groupe CAILLÉ, entreprise française spécialisée notamment dans l’alimentation, est actuellement en cours de discussion et serait bien engagé, selon plusieurs sources proches du dossier. Les négociations avancent favorablement mais doivent encore recevoir l’avis de la Haute Autorité de la concurrence avant toute concrétisation.
IBL Group, dont l’activité s’est récemment distinguée par une performance solide pour l’exercice 2025, a réalisé un chiffre d’affaires de 120,8 milliards de roupies mauriciennes, soit environ 2,22 milliards d’euros, en progression de 19 % par rapport à l’exercice précédent. Plus de la moitié de ce chiffre d’affaires — 54 %, soit environ **1,20 milliard d’euros — provient de ses activités hors de Maurice, soulignant l’internationalisation croissante du groupe. Les opérations à l’international ont contribué à hauteur de 72 % à la croissance globale, illustrant le dynamisme du portefeuille d’activités d’IBL.
Pour Patrice Robert, Group Deputy CEO d’IBL, « la force d’IBL vient de son esprit collectif. Je pense que nous avons réussi à avancer encore davantage ensemble, avec clarté et alignement. C’est ce qui nous permet d’exécuter notre stratégie et de rester concentrés sur l’essentiel. »
De son côté, le groupe CAILLÉ, bien implanté dans le secteur alimentaire avec un chiffre d’affaires global d’environ 230 millions d’euros, voit dans ce rapprochement potentiel une opportunité de soutenir sa croissance en s’appuyant sur la dimension internationale d’IBL. Près de 39 % de son activité provient du secteur alimentaire, secteur dans lequel il a consolidé des positions solides sur plusieurs marchés.
Le projet de rapprochement s’inscrit dans une logique de synergies industrielles et commerciales, entre un groupe diversifié au rayonnement international et une entreprise française spécialisée. Si les discussions sont jugées « en bonne voie » par des sources proches des deux parties, l’issue dépend désormais de l’examen de la Haute Autorité de la concurrence, qui doit évaluer l’impact de cette opération sur le tissu concurrentiel, en particulier dans les secteurs où les deux groupes opèrent ou se chevauchent.
L’approbation de cette autorité est une étape réglementaire clé : elle permettra de lever les dernières incertitudes juridiques et d’entériner un éventuel rapprochement. En attendant sa décision, les partenaires poursuivent leurs échanges et affinent les contours d’une alliance qui pourrait redessiner certaines lignes du paysage économique régional et international.
Ce rapprochement intervient dans un contexte où les grandes entreprises cherchent à renforcer leur compétitivité par des alliances stratégiques, dans un environnement économique marqué par des défis géopolitiques, inflationnistes et sectoriels. Les observateurs restent attentifs à l’évolution de ce dossier, qui pourrait déboucher sur l’une des opérations les plus significatives de ces dernières années dans la zone océan Indien et au-delà.
















1 commentaire
zinzin
bonne stratégie réunion Maurice ensemble po baise Mayotte Ayo cousin