l’UFR se félicite de l’examen d’une proposition de loi visant à mettre fin à la notion de « devoir conjugal »

« Quand une femme dit non, c’est non ! », insiste L’Union des Femmes Réunionnaises (UFR), qui se félicite de l’examen le 21 janvier 2026 en Commission des lois à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi visant à mettre fin à la notion de « devoir conjugal ».
« Cette initiative constitue une avancée majeure pour les droits des femmes et une rupture nécessaire avec un ordre juridique patriarcal établi au détriment des femmes.
À La Réunion, le « devoir de soumettre son corps » ne peut être dissocié de notre passé. Il s’inscrit dans un système de domination construit durant la colonisation, l’esclavage et l’engagisme, où le corps des femmes – et en particulier celui des femmes des classes populaires et racisées – a été contrôlé, exploité et soumis à la contrainte. Les femmes réunionnaises ont subi une double oppression : patriarcale et coloniale.
Le maintien, même implicite, de la notion de « devoir conjugal » dans le Code civil a longtemps servi à légitimer la contrainte sexuelle au sein du couple, à invisibiliser les violences conjugales et à nier la réalité du consentement. Mettre fin à ce concept, c’est affirmer clairement qu’aucun mariage, aucune relation, aucune norme sociale ou culturelle ne peut justifier une atteinte à l’intégrité et à la dignité des femmes. Chaque femme est libre de dire non et quand elle dit non,c’est non !Pour l’Union des Femmes Réunionnaises, cette proposition de loi s’inscrit dans un combat plus large pour l’émancipation, l’égalité réelle et la justice sociale. Elle participe d’une nécessaire déconstruction des héritages patriarcaux qui continuent de structurer les rapports de domination dans notre société.
Nous appelons à l’adoption rapide de cette proposition de loi et à une mobilisation forte pour que le droit reconnaisse sans ambiguïté un principe fondamental : le consentement est libre, y compris au sein du couple.
Le corps des femmes n’est ni une obligation, ni une dette, ni un héritage patriarcal, ni un objet de commerce et de soumission. Il est un espace de liberté, de dignité et de souveraineté ».
















4 commentaires
mat
Au delà du devoir ou non, je crois ne pas me tromper en disant que « l’amour »(l’attachement) entre un homme et une femme n’a pas besoin d’une signature sur un registre. Je pense que le mariage n’est plus un refuge et havre de paix. Si je devais recommencer ,je vivrais sans me marier avec la personne que « j’aime ». Le mariage est la plus grande des « prisons ».Si cela ne marche pas , on se tire chacun de son côté.
Les fondements de notre humanité est entrain de partir en vrille………………
mamo
Merci à cette disposition législative concernant le devoir conjugal.
Je suis un mari dans la cinquantaine et après quelques temps sans intimité avec mon épouse qui a mal à la tête je vais enfin lui dire moi aussi que j’ai mal à la tête .La loi me dit que je n’ai plus d e devoir de dire oui sous la contrainte. A ce petit jeu cela fait des mois que nous n’avons plus de relation de plaisir.
Pour être honnête, je prend mon plaisir en dehors d’elle jusqu’à un point de non retour.
Vive la liberté de dire oui ou non.
Je ne sens plus obligé et je suis heureux ainsi.
cdt
Res
Non c’est non je suis d’accord à 200%
L’homme a-t-elle droit de dire non Aussi
L’article semble visé la femme
La femme qui dit non et l’homme aussi « pas ce soir » redéfini je pense la relation égale d’elle et lui.
Le sexe est le domaine des femmes.
Lorsque les hommes le comprendrons, ils arrêterons de quémander un moment de plaisir avec l’épouse légitime.
Le l’homme a d’autres moyens de prendre son pied et la femme aussi
Ne nous trompons pas de débat.
lolo
UFR devrait prendre conscience que c’est EVE qui a mangé la première le fruit défendu et plongé le monde des hommes l’incertitude
Lorsqu’on lit l’histoire, dans les problèmes du monde ,une femme n’est pas très loin…………….
Je suis d’accord uniquement avec le principe qu’on est obligé de rien…………
Je prône la liberté .C’est le seul bien que nous avons. Elle n’a pas de prix.
Le sens de la vie c’est quand nous venons au monde, on pense déjà à préparer la fin.
cqfd