Mayotte : condamné à 5 ans de prison et à 75 000 € d’amende dans l’affaire du guet-apens contre une avocate, le Réunionnais Guito Narayanin va faire appel

Une année 2026 qui démarre mal pour l’homme d’affaires réunionnais Théophane Narayanin, dit « Guito ». Mais ce dernier compte utiliser tous les recours possibles pour se défendre. Le tribunal correctionnel de Mamoudzou a en effet rendu, ce mardi 20 janvier, un jugement très attendu dans l’affaire de l’agression d’une avocate commise à Mayotte en septembre 2015. Théophane Narayanin, plus connu sous le surnom de « Guito» et figure bien connue du monde entrepreneurial réunionnais. Il a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir commandité cette attaque.
Dix ans après les faits, la justice mahoraise a suivi les réquisitions du parquet et reconnu l’homme d’affaires coupable d’association de malfaiteurs et de participation à l’organisation d’un guet-apens visant une professionnelle du droit. En plus de la peine d’emprisonnement, les magistrats ont prononcé une amende de 75 000 euros à son encontre et une interdiction d’exercer toute activité commerciale pendant quinze ans.
La juridiction a assorti la peine d’un mandat de dépôt différé : cela signifie que Guito Narayanin ira bien en prison, mais que la date effective de son incarcération sera fixée ultérieurement par les juges. La décision reste susceptible d’appel dans les dix jours qui suivent le jugement.
Un dossier vieux de dix ans
L’agression remonte au 2 septembre 2015, lorsqu’une avocate, alors collaboratrice d’une consœur bien connue à Mayotte, avait été attaquée dans l’escalier de son immeuble à Mamoudzou par plusieurs individus encagoulés. L’opération, menée selon l’accusation par un commando, devait initialement viser une autre avocate impliquée dans un dossier sensible opposant Guito à un propriétaire terrien de Mayotte.
Au fil de l’enquête et des auditions, les magistrats ont considéré qu’il existait des éléments concordants liant Narayanin à l’organisation de l’opération punitive. Outre les écoutes téléphoniques, les échanges entre les protagonistes et les mouvements de fonds ont été retenus comme preuves de son rôle de donneur d’ordre.
Quatre autres hommes impliqués ont également été jugés dans ce dossier. Ils ont écopé de peines allant de deux à cinq ans de prison, selon leur implication dans l’agression et les qualifications retenues par le tribunal.
Après avoir pris connaissance du jugement, Guito Narayanin a annoncé via un communiqué son intention de faire appel, affirmant contester fermement les faits retenus contre lui et vouloir « se battre pour que son innocence soit reconnue ».
Pour sa part, les avocates parties civiles, dont certaines ont quitté Mayotte entre-temps, ont salué la décision du tribunal, qui met un terme judiciaire à une affaire qui avait profondément marqué le barreau local et soulevé de nombreuses questions sur la sécurité des professionnels du droit dans l’île.
















4 commentaires
Zenfant batard
je viens saluer la justice de Mamoudzou , trop longtemps des choses très mal saine se sont passées dans ces départements d’ outre mer . Aujourd’hui la justice a changée son fusil d’ épaule. c’ est bien une justice de ce temps de notre temps. On en a besoin pour les faiseurs de roi . Bravo pour le tribunal de Mamoudzou .
Zenfant batard
je viens saluer la justice de Mamoudzou , trop longtemps des choses très mal saine se sont passées da
A
Les réunionnais et leurs âme de sauvage. Et il voulait être élu député, vous ne voulez pas de mahorais chez vous alors gardé vos pouvez. Brigitte Bardot vous a bien décrit
Kiki
Laisse bb dormir de son long sommeil tranquille. Plus rien ne la rattache ici bas. Envolées ses idées sa pensée tout ce qui faisait d’Elle « Dieu créa la femme ». L’amour des animaux restera. Deux chasseurs condamnés pour avoir tué un cerf sur un terrain privé. La mort de ces pauvres bêtes ne vont plus restés insensibles.