La situation du Mpox (variole du singe) à Madagascar continue de se dégrader, avec des indicateurs qui traduisent une circulation intense du virus. D’après l’infographie de suivi arrêtée au 24 janvier 2026, le pays totalise 475 cas notifiés, dont 180 cas confirmés et 295 cas suspects, sur la période allant du 18 décembre 2025 au 24 janvier 2026.

Autre signal d’alerte : le dépistage montre une forte proportion de tests positifs. Sur 338 tests réalisés, le document indique un taux de positivité de 53,25 %, un niveau élevé qui laisse craindre une diffusion plus large que les seuls cas déjà identifiés.

Une progression qui se poursuit

Toujours selon cette mise à jour au 24 janvier, Madagascar enregistre 20 nouveaux cas confirmés, dont 11 nouveaux cas et 9 anciens cas devenus confirmés. Les chiffres montrent donc que la chaîne de transmission n’est pas interrompue, et que le virus continue de circuler.

Sur le plan géographique, la situation reste particulièrement suivie à Mahajanga, où 167 cas sont comptabilisés, tandis que les “autres régions” totalisent 171 cas, signe d’une extension au-delà d’un seul foyer.

Un risque régional à surveiller

Cette évolution à Madagascar intervient alors que le Mpox est également signalé dans la région. Aux Comores, quatre cas ont été confirmés, et à La Réunion, un cas a été identifié. Même si ces situations ne se comparent pas en volume à celle observée à Madagascar, elles renforcent la vigilance autour des flux de déplacement et du risque d’importation dans l’océan Indien.

Dans ce contexte, les autorités sanitaires insistent généralement sur la nécessité de repérer rapidement les symptômes, d’éviter les contacts rapprochés en cas de suspicion, et de consulter sans délai en cas de signes évocateurs.