Devant près de 300 personnes réunies à la salle "Le Montfleury", le maire sortant Johnny Payet a officialisé, ce samedi après-midi, 17 janvier, sa candidature à la mairie de la Plaine-des-Palmistes en présence de ses futurs colistiers dont 70% des anciens de 2020 et 30% de nouveaux parmi lesquels Mélissa Mogalia (ancienne élue de l'opposition) et Bernard Leflem (LR). Voir la vidéo ci-dessous :

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En juin 2020, Johnny Payet a été élu avec 1 362 voix face à Sophie Arzal (1 219 voix), soit 143 voix d’écart. Johnny Payet avait alors le soutien de l’ancien maire de la commune, Marco Boyer.  Pour ces municipales de mars 2026, Marco Boyer ainsi qu’un autre ancien maire, le socialiste Jean-Luc Saint-Lambert, ont décidé de soutenir le candidatFrédéric Azor « Plein horizon ». Sera de nouveau également de la partie Sophie Arzal. Sans compter (peut-être ?) Amandine Ramaye, qui fait actuellement campagne sur le terrain mais qui ne s’est pas encore déclarée publiquement.

Du côté de Johnny Payet, qui va donc postuler à sa propre succession, c’est « même pas peur » de ses adversaires. Quand on lui pose la question de savoir s’il espère faire mieux qu’en 2020, il répond tout de go : « je serai élu dès le 1er tour avec 60% des voix ». Le maire sortant est, comme vous pouvez le constater, confiant pour ces municipales et optimiste pour l’avenir de la Plaine-des-Palmistes. Les raisons ? « Qu’est-ce qu’ils vont pouvoir dire pendant leur campagne : de ne pas voter pour Johnny Payet parce qu’il a réalisé l’intégralité de son programme de 2020 ? », s’interroge ironiquement le candidat de la liste « Ensemble Pour La Plaine », la liste d’ouverture, investie par le Rassemblement national.

Le candidat Payet à la tête d’une équipe soudée composée de plusieurs « piliers » de son ancien conseil municipal précise avoir concrétisé « plus de 100% » du programme de 2020. « Je dirai même 120% car nous avons fait plus de ce que nous avions promis de faire. Des logements sociaux engagés sous la mandature vont sortir de terre, les serres anti-cyclones détruites par Garance vont être réinstallées, des chemins privés et publics sont en train d’être bétonnés avec l’autorisation de l’Etat grâce aux fonds Garance; Les travaux seront terminés d’ici à fin avril ».

L’équipe municipale sortante insiste également beaucoup sur la piscine chauffée qui a enfin vu le jour « après plusieurs dizaines d’années de promesses faites par les prédécesseurs ». Idem pour le stade, les quatre ponts. Programme réalisé, mais d’autres projets sont déjà dans les tuyaux : maison des séniors, le cœur de ville, PAT (Programme alimentaire territorial, EHPAD à Bras-des-Calumets, concrétisation du territoire zéro chômeur… ».

Johnny Payet et ses coéquipiers n’ont certes pas cité les noms de leurs adversaires « parce que nous sommes bien éduqués », mais nul doute que les oreilles d’Amandine Ramaye et de Sophie Arzal n’ont pas cessé de siffler en ce samedi 17 janvier. « Il y en a une, parce qu’elle est conseillère régionale, passe partout dans la commune pour dire que c’est grâce à elle que telle ou telle réalisation a pu se faire. Mais quelle honte que de vouloir s’accaparer le travail des autres ! C’est un manque de respect, un manque d’éducation. Elle oublie que je suis moi aussi conseiller régional et que je fais partie de la commission des Grands Travaux », a indiqué Johnny Payet en visant (mais en ne citant pas) la conseillère régionale Amandine Ramaye.

Sophie Arzal, la vice-présidente du Département, en a également pris pour son grade. « Dans le cadre du projet Territoire zéro chômeur, il était prévu d’embaucher en CDI 135 personnes de la Plaine-des-Palmistes via des contrats financés à hauteur de 95% par l’Etat. Au bout de 2 ans, on aurait pu insérer 450 jeunes et moins jeunes de notre commune. Mais si on n’a pas pu le faire, c’est à cause de la vice-présidente du Département qui est également présidente de la commission « Insertion ». Elle n’a signé le document ». Là aussi, aucun nom n’a été cité durant la conférence de presse, mais la Plaine-des-Palmistes n’a qu’une conseillère départementale.

Concernant certains terrains terrains constructibles passés en zone rouge dans le cadre du PLU (Plan Local d’Urbanisme) à cause du PPI (Plan de prévention contre les inondations », le maire sortant et candidat a souligné que « la municipalité n’y est pour rien. C’est l’Etat ! » Mais Johnny Payet a promis « qu’une solution est en train d’être trouvée, via la loi Barnier ».

En tout cas, au vu du rassemblement de ce samedi à la Plaine-des-Palmistes pour l’officialisation de sa candidature, Johnny Payet, entouré de son équipe, s’est montré confiant pour l’avenir de la Plaine-des-Palmistes ainsi que pour son avenir politique. Le seul maire RN de la Réunion ne se fait aucun souci pour sa réélection.