À quelques jours de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture 2026, l’ambiance n’est pas à la fête chez les producteurs réunionnais. Teddy Boyer, directeur de l’usine Rivière du Mât, a profité d’une intervention devant le Département pour lancer un appel à l’union sacrée contre un projet de surtaxation qu’il juge mortel pour la filière.

C’est un cri du cœur, autant qu’un plaidoyer économique implacable. Teddy Boyer n’est pas venu pour faire de la figuration. Alors que la Réunion s’apprête à porter haut ses couleurs au Salon International de l’Agriculture 2026 à Paris, le patron de Rivière du Mât a tenu à rétablir une vérité brutale : « la fierté ne suffit pas à payer les factures. »

« On ne peut pas défendre nos produits à Paris et les fragiliser ici »

Le ton est grave. Si le rhum réunionnais est une pépite mondialement reconnue, raflant médailles sur médailles, son avenir est menacé par un projet de surtaxation locale mené, selon lui, sans aucune concertation.

« Une hausse brutale des prix ne supprime pas la consommation, elle la déplace vers des produits importés, moins qualitatifs »

Le directeur a frappé fort en prenant un exemple concret, celui d’un vigneron bordelais qui verrait sa bouteille grimper de 12 à 20 euros par une taxe locale. L’indignation serait totale. Pour Teddy Boyer, c’est exactement ce qui se profile à la Réunion : les Réunionnais paieront leur propre rhum plus cher que les Parisiens.

Un appel à l’Union Sacrée

Au-delà de la perte de compétitivité et des risques sur l’emploi, c’est tout un écosystème qui est fragilisé, des planteurs de canne aux salariés des distilleries.

Face à ce qu’il qualifie de mise en péril de la filière, Teddy Boyer en appelle directement aux élus départementaux :

  • Reconsidérer la taxation.

  • Protéger la production locale au lieu de la sacrifier sur l’autel de décisions incohérentes.

Le constat de Teddy Boyer est sans appel : la filière rhum est au bord du précipice. Alors que le Salon de l’Agriculture approche, ce coup de semonce vient rappeler que la défense de nos savoir-faire ne peut pas s’arrêter aux portes de l’île. Le rendez-vous du 18 février prochain sera décisif pour savoir si nos élus choisiront de soutenir la production locale ou de la condamner à une mort lente. Pour les planteurs, les distillateurs et l’ensemble de l’économie réunionnaise, « il n’y a plus de temps pour les discours, il est temps d’agir. »

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