Face au gaspillage important de fruits issus des jardins privés, une nouvelle application baptisée Trapsa propose une solution simple et locale. Elle permet aux particuliers disposant de fruits en surplus de les proposer à la vente directement à leurs voisins, en quelques clics.

À l’origine de ce projet, Xavier Cadon et Anne-Sophie Roger, partis d’un constat frappant : une grande partie de la production fruitière des particuliers n’est jamais consommée. Sur l’île, alors qu’un foyer sur deux possède au moins un arbre fruitier, une quantité importante de fruits finit par tomber au sol ou n’est tout simplement pas récoltée. Trapsa est née de cette réalité, avec l’ambition de réduire le gaspillage alimentaire tout en favorisant les échanges de proximité.

Lancée il y a environ un mois, l’application permet aux utilisateurs de publier une annonce en indiquant le type de fruits disponibles et les quantités proposées. Les acheteurs intéressés peuvent ensuite entrer en contact avec le vendeur et discuter du prix, dans un esprit d’échange direct et convivial. Déjà, plus d’une centaine d’utilisateurs ont rejoint la plateforme, séduits par cette démarche à la fois pratique et solidaire.

Les créateurs de Trapsa souhaitent avant tout redonner de la valeur aux jardins et recréer une forme de solidarité de quartier, inspirée des pratiques d’autrefois. L’objectif n’est pas seulement commercial, mais aussi social : encourager les rencontres, les discussions et la transmission autour du fruit et du travail de la terre.

Pour sécuriser les transactions, l’application s’appuie sur une solution de paiement en ligne reconnue, garantissant des échanges fiables et simples d’utilisation. Trapsa se veut également complémentaire au monde agricole. Les fondateurs insistent sur le fait que l’application ne vise pas à concurrencer les filières professionnelles, mais à valoriser une ressource qui échappe habituellement aux circuits classiques.

Par ailleurs, les agriculteurs professionnels peuvent aussi utiliser Trapsa comme outil de vente directe, sans intermédiaire, renforçant ainsi les circuits courts. Une approche que les créateurs décrivent comme bénéfique à la fois pour les producteurs, les consommateurs et l’économie locale.