Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards et draisiennes motorisée : obligation d’assurance

Face à la montée en puissance des engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) dans les usages quotidiens, la Sécurité routière lance une campagne radio nationale afin de rappeler une obligation encore trop souvent ignorée : l’assurance est obligatoire pour ces véhicules.
Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou encore hoverboards sont aujourd’hui pleinement intégrés aux déplacements urbains. Pourtant, selon les données de la Sécurité routière, 59 % des conducteurs d’EDPm impliqués dans un accident en 2024 n’étaient pas assurés. Un chiffre jugé préoccupant par les autorités.
Pour répondre à cette situation, la campagne est portée par Estelle Balit, Déléguée interministérielle à la Sécurité routière, et diffusée à la radio du 15 janvier au 3 février 2026. Elle vise à mieux informer les usagers sur leurs obligations légales et les risques encourus en cas de non-assurance.
Des véhicules juridiquement assimilés à des véhicules motorisés
Sur le plan juridique, les EDPm sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur. À ce titre, leur propriétaire est tenu de souscrire une assurance responsabilité civile spécifique, couvrant les dommages corporels ou matériels causés à des tiers, au même titre qu’un automobiliste ou un motocycliste.
Contrairement à une idée répandue, l’assurance responsabilité civile incluse dans les contrats d’assurance habitation ne couvre pas les accidents impliquant un EDPm. Une assurance dédiée est donc indispensable. Son coût reste limité, estimé entre 2 et 3 euros par mois.
Circuler sans assurance constitue un délit, passible d’une amende pouvant atteindre 3 750 euros. Des mesures complémentaires peuvent également être prononcées, telles que l’immobilisation ou la confiscation de l’engin. En cas d’accident, les dommages causés restent entièrement à la charge du conducteur, voire de ses ayants droit.
Un enjeu de responsabilité individuelle et collective
« La non-assurance des EDPm est un sujet particulièrement préoccupant et en pleine expansion », souligne Estelle Balit. « Cette campagne vise à rappeler qu’une assurance, pour quelques euros seulement, peut éviter à un usager de devoir assumer financièrement, parfois toute sa vie, les conséquences d’un accident. »
Au-delà de l’assurance, la Sécurité routière rappelle que les EDPm doivent être limités à 25 km/h, ne doivent en aucun cas être débridés, et que le port du casque, bien que non obligatoire, est fortement recommandé, tout comme les équipements rétro-réfléchissants et un éclairage conforme.
Assurance obligatoire ou non : ce qu’il faut retenir
La règle repose sur un principe simple :
– Si le véhicule peut se déplacer uniquement grâce à un moteur, l’assurance est obligatoire.
– S’il nécessite en permanence l’effort musculaire de l’usager, l’assurance n’est pas imposée.
Dans le détail :
• Vélos classiques : pas d’obligation d’assurance
• Vélos à assistance électrique (VAE), limités à 25 km/h et nécessitant le pédalage : pas d’obligation
• Fat bikes électriques ou speed bikes dépassant 25 km/h : assurance obligatoire
• Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards et draisiennes motorisées : assurance obligatoire, y compris pour les engins en libre-service
Pour consulter la réglementation complète relative aux EDPm, les usagers peuvent se référer au site officiel de la Sécurité routière.
















1 commentaire
Un érudit de l'assemblée
Et un permis pour aussi ! Au moins le piéton serra tranquille a déambuler merci