Ce mardi matin, 27 janvier, dans la salle du Conseil municipal, la maire de Saint-Denis et son équipe ont présenté leurs vœux pour l’année 2026. Entre bilan chiffré et vision politique, l’édile a délivré un message de stabilité et d’ambition pour le territoire.

« Santé, lucidité et paix : un message de responsabilité »

Pour cette nouvelle année, la maire Ericka Bareigts a d’abord adressé des vœux de santé aux Dionysiens, rappelant que la crise sanitaire a replacé ce sujet au cœur des préoccupations des familles. Elle a également appelé à la lucidité, à la responsabilité et, surtout, à la paix :

« La paix dans vos vies, dans notre société réunionnaise, mais aussi la paix dans un monde qui traverse une période d’une gravité exceptionnelle. »

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« La commune est le dernier rempart »

Face à un contexte international instable et une actualité nationale incertaine, la maire a d’emblée positionné Saint-Denis comme un ancrage solide :

« Quand le pays doute, les habitants se tournent vers nous. Face à cette attente, nous répondons par la constance et le sérieux. »

Elle a fustigé « une époque où l’instabilité nourrit l’angoisse sociale », affirmant que « la commune reste le dernier rempart face aux logiques de rapports de force et d’ego. »

Une transformation urbaine concrète

L’action municipale depuis 2020 a été passée au crible, avec une priorité : la réparation climatique. Pour compenser des décennies de bétonisation, la Ville accélère sa mutation :

« Nous avons choisi la transformation concrète pour créer un cadre de vie apaisé. »

Cette transition s’appuie sur des projets structurants :

  • Forêts urbaines : Saint-Jacques et l’îlot Flamboyant redonnent de l’air à la ville.

  • Mobilités : Le téléphérique vers La Montagne avance avec une mise en service prévue pour 2029.

  • Sobriété : « Le passage aux LED permet une économie immédiate de 10 % sur la consommation d’énergie. »

  • Patrimoine : La rénovation de l’ancien Hôtel de Ville s’achèvera fin 2026.

Sécurité et Solidarité : « Chaque commune doit prendre sa part »

Sur les questions de sécurité et de gestion des risques, la maire a salué l’obtention de l’entretien des ravines par l’État :

« Un plan de nettoyage massif est désormais en cours pour protéger nos quartiers. »

Elle a également rappelé le renforcement de la vidéoprotection (277 caméras) et la lutte contre les incivilités.

Le volet social a été marqué par un appel à la cohésion régionale. Avec 38 % de logements sociaux, Saint-Denis dépasse largement ses obligations légales.

Ericka Bareigts a été très claire : « Nous appelons à une solidarité régionale pour que toutes les communes prennent enfin leur part. Parallèlement, la Ville encourage l’émancipation par la propriété : « Nous brisons le plafond de verre de la location avec 130 ventes déjà actées pour nos occupants. »

Logement social : « une mise au point vérité »

Interrogée sur la situation des bailleurs sociaux, la maire a tenu à rétablir les faits avec force concernant la restructuration du secteur (SIDR, CDC Habitat, etc.) :

« Ce n’est pas moi qui ai vendu la filière. C’est une décision gouvernementale nationale qui a imposé une nouvelle structuration dans tous les Outre-mer. » en faisant référence à la SODIAC.

Elle a ensuite pointé du doigt les défaillances de certains acteurs, notamment concernant l’entretien des parcs locatifs :

« Le sujet, c’est la responsabilité. Est-ce que les bailleurs remplissent leur mission ? Pour certains, la réponse est non. Je ne le dis pas derrière leur dos, je le dis publiquement : nous demandons simplement aux bailleurs de faire leur job. »

Rappelant qu’elle a porté ce combat jusqu’au Sénat, elle a martelé son exigence de dignité pour les locataires :

« On leur demande de nettoyer et de prendre soin de leur patrimoine, comme n’importe quel propriétaire. Ce n’est pas une insulte, c’est un constat objectif. »

Elle a conclu sur ce point en annonçant l’arrivée prochaine de nouveaux outils municipaux pour contraindre les bailleurs défaillants à agir.

Une gestion financière « de bon père de famille »

Malgré la crise, les indicateurs économiques de Saint-Denis sont au vert. La maire a rappelé que la fiscalité est inchangée depuis 2016 :

« Nous maintenons le taux d’imposition le plus bas de France pour les villes de notre strate. »

Le désendettement de 10 millions d’euros et une capacité de remboursement de 3,5 ans (contre 8 ans au niveau national) permettent à la Ville d’investir massivement.

« Nous investissons 398 € par habitant, bien au-delà de la moyenne hexagonale. C’est l’argent des Dionysiens qui retourne aux Dionysiens. »

L’élue a ouvert la voie vers les échéances à venir en appelant de ses vœux une « démocratie vivante pour 2026 », avant de terminer sur un vibrant : « Vive Saint-Denis ! »