Budget 2026 : l’Assemblée nationale rejette de nouvelles motions de censure après l’usage du 49.3

L’Assemblée nationale a rejeté, mardi, deux nouvelles motions de censure déposées par la gauche hors Parti socialiste et par le Rassemblement national. Ces initiatives faisaient suite à la décision du Premier ministre, Sébastien Lecornu, d’engager une nouvelle fois la responsabilité de son gouvernement via l’article 49.3 de la Constitution, afin de faire adopter la partie « dépenses » et l’ensemble du projet de loi de finances pour 2026.
Ce rejet entraîne l’adoption du budget en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Le texte peut désormais être transmis au Sénat, qui devrait l’examiner dès jeudi. Selon plusieurs sources parlementaires, la Haute Assemblée pourrait toutefois choisir de le rejeter sans modification, ce qui permettrait un retour rapide du projet de loi à l’Assemblée nationale pour une lecture définitive.
Dans ce scénario, le Premier ministre pourrait recourir une troisième fois au 49.3 dès vendredi. Cette procédure ouvrirait la voie à deux dernières motions de censure, dont l’examen pourrait avoir lieu les 2 ou 3 février. Si elles venaient à être rejetées, elles marqueraient la fin de près de quatre mois de débats parlementaires consacrés au budget de l’État pour 2026.
Vendredi dernier déjà, l’Assemblée avait repoussé deux premières motions de censure, ce qui avait permis l’adoption de la partie « recettes » du projet de loi de finances. La motion portée par les groupes La France insoumise, écologiste et GDR (communistes et ultramarins) avait recueilli 269 voix, soit 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire chuter le gouvernement. Celle déposée par le Rassemblement national et le groupe UDR avait obtenu 142 voix.
Malgré la contestation persistante d’une partie de l’opposition, l’exécutif poursuit ainsi son calendrier budgétaire, au prix d’un usage répété du 49.3, au cœur des critiques sur le fonctionnement démocratique et le dialogue parlementaire.















