Pour célébrer le 77ᵉ anniversaire de la République de l’Inde, ce lundi soir 26 anvier, les hauteurs de Montgaillard ont vibré sous un mélange savoureux de solennité et de chaleur créole. Ici, on ne commémore pas seulement une Constitution ; on fête une fraternité qui traverse l’Océan Indien avec la force d’un cyclone de convivialité.

Le Consul Général Bhupendra Singh a donné le ton avec une vision d’avenir qui donne le sourire : une Inde dynamique, ultra-moderne, mais qui garde ses vieux amis au cœur. Entre deux annonces stratégiques, l’évocation d’une future liaison aérienne directe entre l’Inde et La Réunion a fait briller bien des regards. Autant dire que certains préparaient déjà leurs valises mentalement !

Autorités locales, représentants de l’État, corps consulaire, associations culturelles et membres de la diaspora indienne étaient réunis pour célébrer le 77ᵉ anniversaire de la République de l’Inde
Jean-Bernard Maratchia (représentant de la Région), le Consul Général Bhupendra Singh et sa femme, le Préfet de La Réunion et sa femme, Le recteur Rostane Mehdi et sa femme, Jean-Marie (représentant du Département) Virapoullé et Sonia Bardinot (représentante de la Ville de Saint-Denis).

L’émotion est montée d’un cran au moment de rendre hommage à l’héritage de nos ancêtres. Comme souligné avec force durant la soirée la représentante de la Maire de Saint-Denis, Sonia Bardinot: « Leur courage et leur résilience ont profondément façonné l’identité réunionnaise. » C’est cette empreinte-là, faite de tolérance et de métissage, qui était la véritable invitée d’honneur.

Sur scène, le programme culturel a fini de transporter les invités. Du « Tablatronic » électrisant de Subash Dhunoochand au dialogue poétique entre le maloya de Ziskakan et la danse indienne, la preuve est faite : nos cultures ne se contentent pas de cohabiter, elles créent ensemble. Un moment de grâce suspendu entre le récit du Ramayana et les chorégraphies explosives de Vijai’s Production qui ont mis un sacré « swag » dans la cérémonie.

Subash Dhunoochandu : une fusion innovante entre percussions traditionnelles (tablas) et sonorités électroniques contemporaines.
Une rencontre entre le maloya/chanson d’amour créole et la danse indienne.
Vincent Pinault et sa danseuse
Gilbert Pounia (Ziskakan) et ses musiciens
Musiciens et danseurs autour d’Anny Grondin Pounia
Le Centre Culturel Indien a clôturé sur le chant patriotique Vande Mataram (version A.R. Rahman), célébrant l’attachement à la terre ancestrale.

L’État, par la voix du Préfet, a rappelé que « La Réunion n’est pas qu’un spectateur, mais bien le trait d’union essentiel de cette relation franco-indienne. »

Et parce qu’aucune amitié ne se scelle vraiment sans partager le sel (et le piment !), c’est un « repas d’amitié » aux parfums d’épices qui a conclu cette soirée mémorable. On en ressort avec l’estomac plein et l’esprit ouvert, fier de ce pont jeté entre deux mondes.

Le « repas d’amitié » aux parfums d’épices

La soirée s’est achevée dans un souffle unanime : Vive l’Inde ! Vive la France ! Vive La Réunion ! Vive l’Amitié !

Jean-Marie Virapoullé,vice-président du Conseil Départemental, Sonia Bardinot, élue et déléguée à la Culture à la mairie de Saint-Denis, le préfet Patrice Latron, Bhupendra Singh, Consul Général de l’Inde et Jean Beranrd Maratchia, élu régional