Libye : Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, tué par des hommes armés

Seif al-Islam Kadhafi, figure controversée de la Libye post-2011 et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été assassiné mardi 4 février dans l’ouest du pays. Âgé de 53 ans, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité liés à la répression du soulèvement populaire de 2011.
Né en 1972, Seif al-Islam était le deuxième fils de Mouammar Kadhafi, qui a dirigé la Libye d’une main de fer pendant plus de quarante ans, jusqu’à sa chute et sa mort en octobre 2011. Contrairement à d’autres membres du clan Kadhafi, Seif al-Islam avait longtemps cultivé une image plus moderne, se présentant comme un interlocuteur réformateur, favorable à une ouverture politique et économique du pays. Formé en partie à l’étranger, il avait notamment été perçu, avant la révolution, comme le possible successeur de son père.
Cette image s’est toutefois brutalement effondrée au début de la révolte libyenne, lorsqu’il s’est exprimé publiquement pour soutenir le régime en place, menaçant les opposants et appelant à une répression sévère. Ces déclarations lui ont valu d’être considéré comme l’un des symboles de la violence du régime face aux manifestants.
Selon des informations relayées par des médias libyens, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans sa résidence après avoir neutralisé les dispositifs de sécurité. Seif al-Islam Kadhafi aurait été abattu sur place. Son entourage avait récemment fait état de préoccupations liées à sa sécurité, dans un pays toujours profondément instable, où les autorités peinent à imposer un contrôle effectif face à la multiplication des groupes armés.
Arrêté en 2011 puis détenu pendant plusieurs années par une milice dans l’ouest du pays, Seif al-Islam Kadhafi n’avait jamais été remis à la justice internationale, malgré les demandes répétées de la Cour pénale internationale. Sa mort met un terme brutal à l’un des derniers chapitres judiciaires encore ouverts de l’ère Kadhafi, sans que les responsabilités pénales qui lui étaient reprochées n’aient pu être jugées.
















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La plume
Tel père, tel fils ! En enfer comme papa