L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Mayotte a confirmé ce mercredi 11 février la présence de neuf cas de Mpox sur le territoire. Un chiffre en hausse par rapport au dernier point communiqué le 5 février, qui faisait état de six cas. Malgré cette progression, l’ARS estime que la situation demeure « peu inquiétante » à ce stade.

Ces cas ont été confirmés par des tests de dépistage. Selon l’agence, la transmission s’est faite principalement lors de rapports sexuels, avec à la fois des cas importés et des transmissions locales. L’ARS rappelle que des mesures de prévention sont en place, avec deux types de vaccination : une vaccination réactive pour les cas contacts identifiés, et une vaccination préventive pour les publics les plus exposés, notamment les personnes immunodéprimées, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe.

Un circuit de prise en charge spécifique a également été mis en place, et les contrôles sanitaires aux frontières ont été renforcés, notamment à l’aéroport.

Mais cette communication rassurante ne passe pas auprès de tous les responsables politiques.

La députée de Mayotte, Estelle Youssouffa, a vivement réagi. Sur les réseaux sociaux, elle se dit « consternée » par la position de l’ARS. Elle écrit :

« Consternant de lire que les services du directeur de l’ARS de Mayotte (Sergio Albarello, candidat à la mairie de Groslay, à 8000 km de son lieu de travail et ancien médecin personnel des Présidents Sarkozy et Hollande) préfèrent considérer que 9 cas de variole du singe dans notre département, c’est une situation “peu inquiétante”.

Il y a de plus en plus de cas de mpox, notre seul hôpital est toujours en plan blanc, nos soignants épuisés mais l’ARS Mayotte n’est pas inquiète. Elle est en campagne. CQFD.

(Avec un peu de chance, Albarello sera élu et Mayotte aura peut-être un successeur qui se préoccupera de la santé des Mahorais ou d’être simplement à son poste, sur le territoire, à faire le travail pour lequel il est payé…) »

La parlementaire pointe notamment la situation du centre hospitalier de Mayotte, toujours en plan blanc, et l’épuisement des soignants. Elle met en cause la gestion locale de l’ARS, estimant que la communication actuelle ne reflète pas la réalité du terrain.

À ce stade, l’ARS maintient que la situation est sous surveillance et ne présente pas de caractère alarmant, tout en appelant à la vigilance et au respect des recommandations sanitaires.