Ramadhan 1447 : le Conseil Régional du Culte Musulman de La Réunion appelle au ressourcement spirituel et à la fraternité

À l’approche du mois sacré du Ramadhan 1447, correspondant aux mois de février et mars 2026, le Conseil Régional du Culte Musulman (CRCM) de La Réunion a publié, le 12 février 2026 à Saint-Denis, un communiqué invitant les fidèles à vivre cette période comme un temps de renouveau spirituel, de solidarité et de responsabilité collective.
Dans ce message solennel, le CRCM rappelle que, « à l’unisson des musulmanes et musulmans de toute la planète », la communauté musulmane réunionnaise s’apprête à entrer dans « une période bienfaisante de grande ferveur fraternelle », marquée par le jeûne, la prière et le retour au sens profond du message coranique.
Le mois du Ramadhan est présenté comme un temps singulier, durant lequel « des êtres ordinaires vont vivre une période extraordinaire », dans un mouvement d’introspection et de ressourcement. Il s’agit, selon le communiqué, de renforcer le lien avec le Créateur, de raviver la relation au Coran et à l’exemple du Prophète, mais aussi de cultiver davantage de spiritualité dans un monde traversé par les excès et les déséquilibres.
Le CRCM insiste sur la nécessité de retrouver sobriété et tempérance dans une société où « le surplus des uns fait injure aux nécessités des autres » et où l’immédiateté tend à supplanter la retenue et la réflexion. Le Ramadhan devient ainsi un moment pour réapprendre l’attention, le partage, la solidarité et le respect de la dignité humaine.
Le communiqué met également en garde contre le climat international marqué par le retour de « glorifications de la force brutale », la montée des idéologies de rejet et la banalisation de la haine de l’Autre. Face à ces dérives, le Conseil appelle à « faire Humanité », à renforcer la fraternité et l’altérité, et à s’engager pour une société plus apaisée.
Dans un passage soulignant la dimension interreligieuse de cette période, le CRCM rappelle que cette année, musulmans et catholiques entameront simultanément un mois de jeûne et de ferveur spirituelle, avec le Ramadhan pour les uns et le Carême pour les autres. Une convergence qui, selon le Conseil, doit être l’occasion de renforcer le vivre-ensemble et le dialogue entre les confessions.
Le message élargit également son regard au-delà de La Réunion. Le CRCM invite les fidèles à avoir une pensée et des prières pour les personnes touchées par des situations dramatiques, localement et à l’étranger. Sont évoquées les populations frappées par des phénomènes climatiques destructeurs dans la région, mais aussi celles confrontées à la guerre, à l’injustice, à la famine, aux persécutions ou aux expulsions dans plusieurs parties du monde, notamment en Ukraine, en Palestine, au Yémen, au Soudan, en Haïti, en République démocratique du Congo ou encore parmi les Ouïghours et les Rohingyas.
En conclusion, le Conseil Régional du Culte Musulman formule des vœux pour que les prières, les invocations et les actions accomplies durant ce mois béni soient acceptées, et que guidance et protection soient accordées à l’ensemble de l’humanité.
À travers ce communiqué, le CRCM de La Réunion inscrit le Ramadhan 1447 dans une perspective à la fois spirituelle, éthique et citoyenne, appelant à un engagement individuel et collectif au service de la fraternité et de la paix.
















2 commentaires
zion
Ben, si lé grave i faut dénoncer !!!!
Filmer tout citoyens
S’il ne fallait formuler qu’un unique impératif d’ordre public, il consisterait à installer des caméras dans tous les cimetières musulmans de l’île et à en fermer les lieux la nuit.
Non par frénésie sécuritaire, mais par attachement minimal à la dignité des espaces consacrés au repos éternel.
Quand le recueillement nocturne se mue en carnaval d’incivilités, l’angélisme devient une faute méthodologique.
La technologie, épaulée par une simple clé dans la serrure, pourrait utilement suppléer les carences du sens commun.
À défaut d’élever les consciences, élevons au moins le niveau de protection.
ce qu’on y voit est grave . . .